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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE .

Les Aoulad-Slimàn, tjue l’on considère comme les maîtres du Kànem cldont la vaillance est redoutée Lien au delà des frontières de ce pays,ne sont pourtant qu'une Lien failde partie de la population du royaume.En 1871 .Xachtigal évaluait leurs foi ces réunies à un millier d’hommes,dont cinq cents cavaliers. Et pourtant ce groupe de clans guerriers,parfois divisés par des querelles intestines pour le partage du Lutin, aréussi à terroriser tous les peuples de la contrée comprise entre le Bornou ,l’Aïr et le Ouadaï : le nom sous lequel on les connaît chez les llàzaet autres peuplades hordières du Soudan septentrional est celui de Min-néminné, c’est-à-dire « Dévoreurs ». Ce nom leur est donné, dit-on, àcause de leur gloutonnerie, mais on peut l’employer aussi dans un sensligure : ils ont en effet dévoré la terre sur laquelle ils ont campé; en maintsendroits leur passage est indiqué par une dévastation complète; il ne resteplus ni habitants, ni troupeaux, ni cultures. Les Aoulad-Slimàn sont ori-ginaires des steppes riveraines de la Crande Syrie, où séjournent encorequelques tribus arabes de leur sang; en hiver et au printemps ils se rappro-chaient de la Méditerranée avec leurs troupeaux, mais au commencement del’été ils remontaient les vallées des ouadi et pénétraient dans les oasis duFezzan , dont, ils possédaient quelques palmeraies ; aussitôt après la cueilletteils redescendaient vers la cote. A la suite de longues et sanglantes guerresavec les Turcs de Tripoli , la plupart des Aoulad-Slimàn furent obligés dequitter leurs steppes et de se réfugier dans les pays environnants; quelquessuppliants allèrent même se présenter à la cour de Méhémet-Ali . Le grosdes tribus expulsées s’enfuit dans la direction du sud, par delà le Fez-zan , non pour aller demander humblement l’hospitalité aux populationssoudauiennes, mais au contraire pour vivre de pillage aux dépens des indi-gènes, agriculteurs ou bergers, ils s’établirent d’abord dans le Borkou,riche en palmeraies; mais là ils se trouvaient trop loin du chemin descaravanes et des marchés du Soudan , et, reprenant leur exode, ils allèrentplacer leurs camps dans le Kànem , immédiatement au nord du lac Tzàdé età proximité de la voie naturelle qui réunit les marchés du Soudan auxports tripolitains. Les oasis de Kaouar et les salines de Bilma , lieux d'étapeobligatoires pour les caravanes et marchés de toutes les tribus sahariennes,devinrent le principal théâtre de leurs exploits, et l’on raconte qu’en unpetit nombre d’années ils y capturèrent plus de cinquante mille chameaux.Mais dans leurs expéditions guerrières ils s’étaient heurtés plus d’une foisaux Touareg, et ceux-ci résolurent de se venger : en 1850 plusieurs mil-liers d’entre eux, presque tous Kel-Owi de l’Aïr, à cheval ou à chameau,se mettant à la poursuite des Aoulad-Slimàn, finiront par les atteindre dans