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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
devenus plus grands et [tins gros; niais il leur manque la grâce, la finesse,la pureté du type, la noblesse el le charme des traits, l’élasticité de lamarche, la précision élégant»* des mouvements. Dans les villages écartésils n’ont d’autre vêtennmt que le tablier de cuir avec colliers et brace-lets et se couvrent la tète d’une haute casquette, attachée au bas du vi-sage par un cordonnet blanc, dans lequel on peut voir un reste du litzamdes Touareg el des Tibbou. Ils ont encore les armes de nomades du désert,à l'exception du changormangor ou Ter de jet. D'après les traditions histo-riques, les Kànem-bou sont les frères aînés des Kanouri du lîornou : ceux-ci ne lurent dans l’origine qu’une colonie avancée des « liens du lvânem »:grâce à leur résidence dans un pays plus commercant et plus civilisé, il.»sont devenus de beaucoup supérieurs en culture et en puissance à leurscompatriotes du lvânem, mais ils se disent eux-mêmes de race moins nobleet sont en tous cas d’origine moins pure depuis leurs croisements avec desNigritiens de toute provenance.
Entre toutes les peuplades du Kânein, les Xgidjem et lesDanoa jouissentdu privilège d’avoir conservé leur indépendance : ils ne se sont jamaissoumis aux Aoulad-Sliinân. Toutefois ils ont été obligés de se déplacerpour continuer la lutte avec succès et dans ces derniers temps ils se sontreconnus vassaux du Otiadaï. Les Danoa, que leurs voisins les Dâza el lesArabes appellent les « Forgerons », quoique ni leurs traditions ni leuradresse dans le traitement des métaux n’expliquent celle dénomination,vivent au nombre d'environ »ix mille dans la partie sud-orientale duKâncm; leur groupe principal s’est établi dans le bourg de Ngouriet dans le voisinage, au milieu de forêts si tuées à une quarantaine dekilomètres des rives du Tzâdé. Physiquement ils 11e diffèrent point deslvânem-bou et comme eux ils parlent le kanouri; mais leur tradition lesdit être de race distincte et les associe aux Manga , tribu considérable quivil à l’ouest dans le Burnou, sur les bords du Yéou : les deux peuples onten effet, quoique résidant à une grande distance l’un de l’autre, la mêmeméthode de construction pour leurs villages, qu’ils entourent de palissadeseu fascines, el leurs armes sont également l’arc et la flèche. Quand l’en-nemi se présente, les Danoa se réfugient dans les arbres qui dominentleurs demeures et, s’abritent derrière le tronc ou les liantes branches,lancent sur l’assaillant des flèches empoisonnées au moyen de l’âcreliquide qui découle d’une euphorbe ou de la calotropis procem. Seuleparmi les tribus du lvânem celle des Danoa se sert exclusivement (tour sadéfense de ces armes vénéneuses.
I.es insulaires du lac Tzâdé, quoique appartenant pour la plupart à