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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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mm: kanouiu.

TOT

une vertu générale : à ce égard les convertis sont beaucoup plus res-pectueux des prescriptions de lIslam que les convertisseurs. Les Kanouritiennent leurs maisons avec une beaucoup plus grande propreté queles Arabes : laire est toujours balayée avec soin et la litière des animauxest fréquemment renouvelée.

Linstruction est [dus répandue chez les Kanouri ([lie chez leurs voisinsdu Kànem , du llaoussa, du liagliirmi ; dans les villes, quelques écoles sontouvertes aux garçons, et lvouka possède la bibliothèque particulière laplus considérable qu'il y ait dans le Soudan à lest de Tombouctou . LesBeraouna ont la réputation dèlre le peuple le [dus civilisé de l'Afrique cen­ trale et sur les marchés leurs produits industriels sont des plus appréciés.Pour les travaux métallurgiques ils sont très habiles, ils savent mêmefondre des canons; mais jusqu'à maintenant ils nont rien fait [tour amé-liorer les voies de communication naturelles : à peine ont-ils pour tra-verser les llcuves quelques bateaux et des radeaux faits au moyen de cale-basses qui supportent des lits de roseaux, comme les lankoua des Abyssins.Le manque de routes et le haut prix des marchandises qui en est la consé-quence expliquent certaines industries quun commerce plus actif suppri-mera rapidement : cest, ainsi que sur les bords du Tzàdé les habitants deplusieurs villages nont dautre occupation que de brûler les racines de cer-taines plantes, notamment du siouak (capparis soda ta), pour en retirer lescendres, employées en remplacement du sel.

Dans les régions basses du Bornou la maladie la [tins commune et laplus dangereuse est l'empoisonnement, paludéen. Les lièvres causées parla malaria régnent pondant la saison des pluies : aucun étranger néchappeà la maladie et nombreuses sont les victimes; les indigènes eux-mêmessouffrent du poison, quoique la lièvre offre généralement chez eux un carac-tère moins grave; certaines maladies d'entrailles, qui nattaquent point lesétrangers, et qui sont très communes chez les Kanouri, paraissent êtrecausées par la malaria, car leur fréquence coïncide avec lhumidité de lairet du sol. Les ophthalmies font aussi beaucoup de ravages dans la popula-tion du Bornou , et laiilaire « de Médine » ou « de Guinée », quon observeégalement pendant la saison des pluies, est fort dangereuse dans lesrégions basses : le voisinage des flaques ombragées par V acacia ni lot icaserait, dit-on, surtout à redouter. Dans lensemble, le pays à la foischaud et humide qui sétend au sud de la région des steppes, est insalubre,et la natalité considérable qui se produit dans les familles compense à peinela mortalité. Plus de la moitié des enfants seraient enlevés dès la premièreannée. Les animaux souffrent aussi beaucoup de la malaria, et, lors des