1)1 KOA , DOLOO, MORA.
717
où sèchent les fi lois, est la principale cité île la contrée, comme lieu depassage et d’échanges entre le Bornou et le Bagliirmi ; le sultan, de reli-gion maliométane, est tributaire des deux États limitrophes.
Dans le bassin du Mboulou, loin du lac, les Etats vassaux ou soumisdirectement depuis une époque récente ont aussi des villes considérables.Dikoa , cette place forte que la tradition dit avoir été fondée par les Touareg,serait l’endroit de l'Afrique centrale où l’on parle le meilleur kanouri;elle fut souvent la résidence des rois du Bornou et des arbres à largeramure ombragent sou palais. Ses artisans sont fort habiles à lisser lecoton. Ala, non loin de Dikoa , fut aussi naguère une capitaled’Ktat. Y ers lesmontagnes du sud, mais toujours dans la plaine, Maï-doug-eri, peuplée de(iamergou. parsème ses huttes par milliers sous les branchages. Les villesdu pays d’Oudjé, Mabani, Kasoukoula sont de grands marchés, où se ren-contrent les civilisés du nord et les païens du sud, échangeant leurs denrées.Plus loin, à la base des montagnes, se montre la ville de Doloo, partagéeen deux moitiés par une rivière serpentine, élevant un de ses quartiers enamphithéâtre sur les pentes d’un coteau : des fortifications modernesentourent cette grande ville, capitale de l’Etat de Mandai"), maintenantinféodé au Bornou : le voyageur Yogel y resta captif pendant un mois etrisqua plusieurs fois d’y perdre la vie. Au sud-ouest de Doloo, les ruinesde Mora, l’ancienne capitale, apparaissent sur les escarpements d’un rocqui se dresse à plus de‘200 mètres; elle dominait l’issue d’une gorge, àl’extrémité septentrionale d’un cirque de montagnes, ancien lac transforméen bassin de verdure; des villages couronnent chacun des monts de l’im-mense amphithéâtre '.
diverses i
'•poqnes :
Konka et
banlieue, <1 'îi j»r. Rohlfs .
120 000 hah
Kouka en
1875, d’après Nachtigal.
00 000
)>
Ngornou
20 000
))
Goudjha
» » .
20 000
>1
Machena
en 1851, d’après Barth.
12,000
b
Khadedja
)) »
12 000
»
Gonnnnel
)* i*
12 000
»
Simler
)) ))
10 000
>'
Kaoua en
10 000
))
Gouré en
1851, d’après Barth. .
0 500
)>
Youchek
)> » . .
y 500
)’•
lloundi
» » . .
8 500
))
Borsari en 1851, d’après Barth.
7 500
»
Ala, d’après Rohlfs
Maï-dou-geri en 1851, d'ap. Barlh. 7 000 liai).Ngala, d'après Nachtigal .... 7 000 »
Souleri, d’après Barlh. 5 000 »
Kala-Kafra, d’après Nachtigal. . 4 500 aMagonnneri, d'après ltoldfs. . . i 000 »
Marte en 1875, d'après Nachtigal . 5 500 i>
Vedi » » 5 000 »
Missené » » 5.000 ))
Baroua, d’après Rohlfs . I 500 »
Ngignii ') . I 500 ))
PAYS VASSAIX.
Karnak-Logun en 1821 (l)enhani). 15 000 liai).
| Dikoa, d’après Rohlfs . 15 000 a
I Doloo, a a . 50 000 a
. 5 500 habitants.