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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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1)1 KOA , DOLOO, MORA.

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où sèchent les fi lois, est la principale cité île la contrée, comme lieu depassage et d’échanges entre le Bornou et le Bagliirmi ; le sultan, de reli-gion maliométane, est tributaire des deux États limitrophes.

Dans le bassin du Mboulou, loin du lac, les Etats vassaux ou soumisdirectement depuis une époque récente ont aussi des villes considérables.Dikoa , cette place forte que la tradition dit avoir été fondée par les Touareg,serait l’endroit de l'Afrique centrale où l’on parle le meilleur kanouri;elle fut souvent la résidence des rois du Bornou et des arbres à largeramure ombragent sou palais. Ses artisans sont fort habiles à lisser lecoton. Ala, non loin de Dikoa , fut aussi naguère une capitaled’Ktat. Y ers lesmontagnes du sud, mais toujours dans la plaine, Maï-doug-eri, peuplée de(iamergou. parsème ses huttes par milliers sous les branchages. Les villesdu pays d’Oudjé, Mabani, Kasoukoula sont de grands marchés, où se ren-contrent les civilisés du nord et les païens du sud, échangeant leurs denrées.Plus loin, à la base des montagnes, se montre la ville de Doloo, partagéeen deux moitiés par une rivière serpentine, élevant un de ses quartiers enamphithéâtre sur les pentes d’un coteau : des fortifications modernesentourent cette grande ville, capitale de l’Etat de Mandai"), maintenantinféodé au Bornou : le voyageur Yogel y resta captif pendant un mois etrisqua plusieurs fois d’y perdre la vie. Au sud-ouest de Doloo, les ruinesde Mora, l’ancienne capitale, apparaissent sur les escarpements d’un rocqui se dresse à plus de‘200 mètres; elle dominait l’issue d’une gorge, àl’extrémité septentrionale d’un cirque de montagnes, ancien lac transforméen bassin de verdure; des villages couronnent chacun des monts de l’im-mense amphithéâtre '.

Villes principales du Bornou dont la population approximative est indiquée par les voyageurs à

diverses i

'•poqnes :

BORNOU PROPREMENT DIT.

Konka et

banlieue, <1 'îi j»r. Rohlfs .

120 000 hah

Kouka en

1875, d’après Nachtigal.

00 000

)>

Ngornou

en 1857, d’après Rohlfs .

20 000

))

Goudjha

» » .

20 000

>1

Machena

en 1851, d’après Barth.

12,000

b

Khadedja

)) »

12 000

»

Gonnnnel

)* i*

12 000

»

Simler

)) ))

10 000

>'

Kaoua en

1857, d’après Rohlfs . .

10 000

))

Gouré en

1851, d’après Barth. .

0 500

)>

Youchek

)> » . .

y 500

)’•

lloundi

» » . .

8 500

))

Borsari en 1851, d’après Barth.

7 500

»

Ala, d’après Rohlfs

Maï-dou-geri en 1851, d'ap. Barlh. 7 000 liai).Ngala, d'après Nachtigal .... 7 000 »

Souleri, d’après Barlh. 5 000 »

Kala-Kafra, d’après Nachtigal. . 4 500 aMagonnneri, d'après ltoldfs. . . i 000 »

Marte en 1875, d'après Nachtigal . 5 500 i>

Vedi » » 5 000 »

Missené » » 5.000 ))

Baroua, d’après Rohlfs . I 500 »

Ngignii ') . I 500 ))

PAYS VASSAIX.

Karnak-Logun en 1821 (l)enhani). 15 000 liai).

| Dikoa, d’après Rohlfs . 15 000 a

I Doloo, a a . 50 000 a

. 5 500 habitants.