CHAPITRE V
Dès que les navigateurs portugais eurent dépassé l'équateur et que lapierre placée par Diogo Caïn en 14N5 imliqna la prise de possession du solau sud de l’estuaire du Congo , la partie du littoral africain (pii se prolongeau sud du Zaïre fut considérée comme appartenant au royaume de Por-tugal, et depuis 1574, époque à laquelle une petite colonie lusitaniennes’établit dans l’ile de Luanda , les relations entre Lisbonne et la côte d’An gola n’ont jamais été interrompues : sept cents hommes, commandés parPaulo Diaz, petit-fils de celui qui découvrit le cap de Bonne-Espérance ,occupèrent ce premier point du littoral ; mais des familles de blancs ne seconstituèrent (pie vingt et un ans après, par l’arrivée des premières Por-tugaises. Tandis qu’eu maints pays nouvellement découverts des géné-rations se passèrent sans qu’à la première apparition des blancs succédâtleur domination effective sur les naturels, les Portugais n’ont cessé d’avoirdepuis plus de trois siècles, sinon des peuples soumis, du moins des tri-bus alliées dans celle région de la cote. Même en 1041, quand les Hollan-dais se furent emparés des forts du littoral, des Portugais restèrent dans lepavs, maintenant les traditions de l’ancienne suzeraineté du mouata Polou,le « roi de Portugal », ou plutôt du mouené Mpotou, le « roi de la Mer »D’ailleurs ils n’attendirent pas longtemps et bientôt une escadre venue duBrésil reconquit la colonie.
Les havres de relâche ont été naturellement les points de départ de lacolonisation des Portugais . De ces lieux de débarquement leur pouvoir s’estgraduellement étendu dans l’intérieur, et, malgré de grandes alternativesde succès et de revers, de progrès et de reculs, l’ascendant des Portugais ,
II. 11. Johnston, The Ilivcr Comjo.