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Livre XIII. L'Afrique Méridionale.
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hommes d'intelligence et d'entreprise: daprès ISastian, cest parmi euxqu'il faudrait cherehcr les descendants des anciens conquérants du Congo ,ces Djaga que dautres écrivains trouvent parmi les Foula, les Calla, lesCafres. Les Songo, qui occupent la région laitière entre le Cuanza et leKouango, à lest de .Malangé, ont plus subi que les Ganguella l'influenceportugaise ; cependant il est peu de contrées le jugement par b* poi-son décorce soit plus commun que dans leur pays. On ' ' jusque

pour les vétilles sans importance : alors les plaideurs sont remplacéspar des bandes denfants ou de chiens qui représentent, les deux causes.On leur donne une décoction atténuée qui ne met pas la vie en grand danger,et les premiers qui rejettent la potion entraînent la victoire pour leurpatron 2 .

Sur le bas Cuanza les habitants de la rive gauche présentent plus dedifférence avec le type bounda. Les dialectes bantou quils parlent sonttrès distincts de la langue dominante de lAngola 7 '. Les Libollo, dontle territoire est limité à lest par la petite rivière Cango, sont des gensdoux et pacifiques, cultivant leur sol avec industrie. Ce sont les ennemishéréditaires de leurs voisins de l'occident, les Quissama (Kissama), quivivent dans lespace péninsulaire borné à lest et au nord par la grandecourbe inférieure du Cuanza , à louest et au sud-ouest par le littoral marin.Les Quissama ont jusquà maintenant gardé leur complète indépendance,quoiquil fût très facile dannexer leur territoire, enclavé presque en entierdans les possessions portugaises. Lors dune famine qui décima le pays,des négociants bounda, profitèrent de la détresse, des Quissama pour leurvendre des vivres en échange do la liberté dun grand nombre de famé-liques; mais lannée suivante les Quissama se vengèrent en capturant desmarchands bounda, quils mirent à la torture et brûlèrent au fer rouge, enpunition de l'indignité commise. Aussi les Bounda soffriraient-ils volon-tiers au gouvernement portugais pour faire la conquête du pays. Trèsnoirs, de petite taille, presque toujours fort sales, les Quissama se tiennentà lécart, de tous les autres indigènes; cependant ils sont obligés de fran-chir le Cuanza pour vendre leurs produits dans les lieux de marché por­ tugais . Ils y apportent surtout une précieuse denrée, des barres de sel dunquart, de mètre en longueur que lon expédie dans lintérieur et qui sontutilisées comme monnaie dans une grande partie du continent. Des trai-tants, munis de fétiches qui servent de saufs-conduits, pénètrent aussi

' Ethnologische Forschumjen.

- Paul Pogge , Im Reichc des Mualn Jamwo.

5 Monteiro, ouvrage cité.