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hommes d'intelligence et d'entreprise: d’après ISastian, c’est parmi euxqu'il faudrait cherehcr les descendants des anciens conquérants du Congo ’,ces Djaga que d’autres écrivains trouvent parmi les Foula, les Calla, lesCafres. Les Songo, qui occupent la région laitière entre le Cuanza et leKouango, à l’est de .Malangé, ont plus subi que les Ganguella l'influenceportugaise ; cependant il est peu de contrées où le jugement par b* poi-son d’écorce soit plus commun que dans leur pays. On ” ' ' jusque
pour les vétilles sans importance : alors les plaideurs sont remplacéspar des bandes d’enfants ou de chiens qui représentent, les deux causes.On leur donne une décoction atténuée qui ne met pas la vie en grand danger,et les premiers qui rejettent la potion entraînent la victoire pour leurpatron 2 .
Sur le bas Cuanza les habitants de la rive gauche présentent plus dedifférence avec le type bounda. Les dialectes bantou qu’ils parlent sonttrès distincts de la langue dominante de l’Angola 7 '. Les Libollo, dontle territoire est limité à l’est par la petite rivière Cango, sont des gensdoux et pacifiques, cultivant leur sol avec industrie. Ce sont les ennemishéréditaires de leurs voisins de l'occident, les Quissama (Kissama), quivivent dans l’espace péninsulaire borné à l’est et au nord par la grandecourbe inférieure du Cuanza , à l’ouest et au sud-ouest par le littoral marin.Les Quissama ont jusqu’à maintenant gardé leur complète indépendance,quoiqu’il fût très facile d’annexer leur territoire, enclavé presque en entierdans les possessions portugaises. Lors d’une famine qui décima le pays,des négociants bounda, profitèrent de la détresse, des Quissama pour leurvendre des vivres en échange do la liberté d’un grand nombre de famé-liques; mais l’année suivante les Quissama se vengèrent en capturant desmarchands bounda, qu’ils mirent à la torture et brûlèrent au fer rouge, enpunition de l'indignité commise. Aussi les Bounda s’offriraient-ils volon-tiers au gouvernement portugais pour faire la conquête du pays. Trèsnoirs, de petite taille, presque toujours fort sales, les Quissama se tiennentà l’écart, de tous les autres indigènes; cependant ils sont obligés de fran-chir le Cuanza pour vendre leurs produits dans les lieux de marché por tugais . Ils y apportent surtout une précieuse denrée, des barres de sel d’unquart, de mètre en longueur que l’on expédie dans l’intérieur et qui sontutilisées comme monnaie dans une grande partie du continent. Des trai-tants, munis de fétiches qui servent de saufs-conduits, pénètrent aussi
' Ethnologische Forschumjen.
- Paul Pogge , Im Reichc des Mualn Jamwo.
5 Monteiro, ouvrage cité.