AM1SKIZ, U K MUÉ, K.NCUGÉ, LUA.NHA.
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militaire principal de l’intérieur, l'ort redouté des soldats disciplinairesqu'on y envoie mourir de la lièvre, est le petit fortin de Sào-José ou dasPedras de Kncogé, dominant de son rocher creusé de grottes la haute valléedu Lojé et surveillant les frontières du royaume de Congo. Les forets desalentours fournissent une grande quantité de café sauvage. Au sud-estd’Ambriz, le versant maritime, jusqu’au bandé, est occupé par le pays de.Mossul , riche en gomme copal. Celle région est encore bien peu connue,quoique les suzerains portugais l’eussent jadis érigée en « duché » auprolit d’un prince nègre, que l’on marquait sur l’épaule aux armes duPortugal , tatouage ineffaçable qui pour lui était un sujet d’orgueil. A lalin du siècle dernier, un duc, de Mossul reçut encore cette marque d’inves-titure 1 . Dans la vallée du bandé, limite des populations ha-fyol et bounda,on a reconnu des gisements de pétrole dont l’exploitation n’a pas été fruc-tueuse. Les noirs du pays sont insoumis depuis plusieurs générations eL lesblancs n’ont pas encore osé y fonder de comptoirs* ; sur le haut bandé, leterritoire des Deinbos est encore à demi indépendant.
Luanda , —ou tout au long Sào-Paulo da Assumpçào de Luanda, — lacapitale du territoire d’Angola , est la première ville que les Portugais aientfondée sur le littoral et en même temps celle qui par sa position offre le plusd’avantages pour le commerce; aussi est-elle devenue, toutes proportionsgardées, un centre de population considérable : c’est la plus grande cité dela cote africaine entre Lagos et le Cap, sur une ligne côtière dépassant 5000kilomètres en développement. Divisée en ville haute et en ville basse, elle sedéqdoie en amphithéâtre sur le versant d’une terrasse, que termine au sudun promontoire rocheux portant la forteresse de Sâo-Miguel . Lue langue desable, prolongement d’une flèche (pii commence à une trentaine de kilo-mètres au sud, à la pointe de l’Angola la plus avancée vers l’ouest, délendla haie des vents du large : le courant qui longe le littoral en remontant dusud au nord a formé cette levée, rivage extérieur qui accompagne à distancele rivage intérieur. Seulement un grau, la barre de Corimba, traverse cerempart sableux vers le milieu de sa longueur et permet aux petites em-barcations de pénétrer dans la haie. L’extrémité septentrionale du cordonforme donc une île basse, souvent immergée sur les bords par les vaguesde tempête : c’est l’ilot de Loanda , sur lequel les Portugais , ne se hasar-dant pas encore à bâtir leurs comptoirs sur la terre ferme, fondèrentleurs premiers établissements en 1576. Cet ilôt, où se trouvaient sept