NOUVELLE CLOCHA fil IL UNIVERSELLE.
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dans le mouvement de tous les autres échanges, lut arrêté lui-même,Luanda se trouva ruinée: sa population diminua: ses édifices lurent aban-donnés; tout travail cessa; les rares habitants, mal approvisionnés, ris-quaient de mourir de faim : des mois entiers se passaient sans qu'unnavire portugais ou brésilien se présentât dans la rade. Les planteurs pré-disaient que l’abolition complète de l’esclavage consommerait la ruine deLuanda et de tout le territoire. La prédiction ne s’est pas réalisée. Les ha-bitants, qui étaient au nombre d’environ douze mille au milieu du siècle,ont augmenté: la ville, qu’on eût dit avoir subi un bombardement,s’est étendue, et embellit 1 ; les débris de couvents et d’églises ont été enlevéset remplacés parties promenades; les rues oui été rectifiées, et les maisons,en grande partie construites de bois du Brésil inattaquables aux termites,sont vastes et propres, toutes munies d’une varande et [teintes de cou-leurs gaies, jaunes, roses ou d’un bleu tendre; tles villas ou musmjuexsont éparses sur toutes les collines des alentours, à l’ombre des baobabset des autres arbres, trop rares, qui croissent sur le sol peu fertile. Lacité est toujours très insalubre, et récemment encore les habitants deLuanda souffraient du manque d’eau : un puits, quelques citernes ne pou-vaient donner à la ville qu’un faible approvisionnement; il fallait envoyerjournellement toute une Boitille de talareiras pour emplir dos barils dansla rivière du Bengo. Maintenant un canal, que l’on compte aussi utiliserpour l’irrigation, amène dans la viile le Ilot pur de la rivière. On a com-mencé également la construction du chemin de fer qui par la vallée duBengo, appelée Zonza en amont, pénétrera dans l’intérieur et gagnera tôtou tard la station d’Amhaca, entrepôt du commerce avec les tribus duCongo . Cette voie ferrée, concédée une première fois en 1875, est le pre-mier tronçon de la ligne qui doit réunir un jour, à travers toute l’Afriqueportugaise, la côte de l’Atlantique à la « contre-côte » de l’océan Indien .
Plus de la moitié du commerce de l’Angola s’est concentrée dans le portde Luanda : c’est par là qu’entrent presque tous les objets manufacturésde l'Lurope 1 . Les habitants n’ont à offrir en échange d’autres produitslocaux que les poissons de la baie, mais ils reçoivent de l’intérieur desdenrées coloniales en abondance, surtout h* café et le caoutchouc. Des
' Mouvement du port de Loanda en I8SÜ: l22 navires, dont 94 bateaux à vapeur. Tonnage:115 755 tonnes.
Valeur des échanges en 1885 :
Importation. .. G 024 800 francs.
Exportation. ...... 4 489 800 a
Ensemble
10 51 i 500 francs.