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ils lui donnèrent le nom de .Metsehoula, « K au tjui va paître », parce que leIlot de maire pénètre au loin dans les terres, pour se retirer quelquesheures après en abandonnant ses plages'.
I ne des tribus soumises, qui vit dans les montagnes au nord-est deChochong, est devenue fameuse par son habileté à travailler le fer : ce sontles lla-Tehouapeng. Ils le recueillent eux-mêmes dans les gisements desalentours et en fabriquent les instruments employés dans le pays; ils saventaussi quels sont les arbres dont le bois fournit la meilleure qualité decombustible et réservent les morceaux de fer qui sont restés le plus long-temps unis au charbon pour en faire les barbes les plus tranchantes : ilsavaient donc connaissance de l’acier avant que les Kuropéens ne vinssentdans le pays 5 . A l’orient de Ghochong et non loin de la rivière Limpopoune autre tribu, celle des lïa-Si 1 ika, vit dans un état de fière indépendance,grâce à l’isolement de sa ville forte sur une roche d’accès difficile, maisgrâce surtout au cercle défensif tracé autour de sa citadelle par la mouchetsélsé. Eux-mêmes tiennent leur bétail en des vallons où ne pénètre pasl’insecte redoutable, mais on ne peut arriver chez eux avec des troupeaux;on ne saurait non plus leur voler utilement leurs propres bêtes, puisqu’ellesmourraient en traversant la zone infestée.
Les Be-Chouana sont fort, clairsemés dans la région occidentale du Pro tectorat , où lus fontaines sont rares et où les rivières sont indiquées seule-ment parties nappes de sable pendant la plus grande partie de l’année. Lesrares familles que l’on rencontre dans ce pays en portent le nom : ce sontles Ba-Kalabari, appelés aussi les Ba-Lala, c’est-à-dire les « Pauvres ». Ilsse sont en maints endroits mêlés aux Bushmen , mais il en est aussi quiont conservé purement leur race, gardant leurs mœurs de pâtres et d’agri-culteurs. La plupart ne peuvent élever d’autres bêtes que des chèvres,qu’ils abreuvent en puisant l’eau goutte à goutte dans les fontaines avares.Ils cultivent avec obstination leurs jardinets, dut la terre desséchée ne leurdonner pour récolte que citrouilles et melons; souvent les lions qui rôdentaux alentours des kraals sont des hôtes bien venus, grâce aux cadavresà demi rongés qu’ils laissent aux chasseurs. Les Ba-Kalabari de race pure,quoique pauvres, sont tenus pour des hommes libres et ne sont à l’égarddes autres Be-Chouana qu’à l’état de vasselage; mais ceux d’entre eux quise sont croisés avec des Bushmen et que l’on désigne sous le nom de Ma-Saroua ou « Gens Mauvais » sont considérés comme des esclaves et le
1 .1. Mackenzie, Scotlish Geograpliieal Magazine, Jimo 1SS7.s J. Mackenzie, Tôt years norllt of lltc Orange river.