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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
pt Ladysmith, la lacune qui reste à combler par la traversée de l’Etatd’ûrange est d’environ 500 kilomètres; elle est de 1000 kilomètres entreKirnberley et Lourenço Marques .
La seule « ville » de l’Etat qui mérite vraiment ce nom est la capitale,Bloemfontein , située au milieu de plaines sans arbres, à 1570 mètres d’al-titude, au bord d’un ruisselet, presque toujours sans eau, qui s’inclinevers le Modder-rivier et le Vaal ; sa population était de 'üoOO habitantsen 1880. Il’une petite colline, jadis fortifiée, qui domine Illoemfonlein àl’est, la ville se présente fort bien avec ses rues régulières bordées demaisons noires et blanches; près de la résidence des blancs se groupentles maisonnettes plus modestes du village de Wray-IIook, où tous lesindigènes de la ville sont tenus de passer la nuit. Bloemfontein , siègede la haute école, centre de la vie politique et du commerce de la répu-blique d’Orange, a d’autres avantages pour les étrangers : c’est un lieusalubre par excellence, fort recommandé par les médecins de l’Afriqueaustrale comme sanatoire pour les phtisiques. Nombre de valétudinairesy sont venus du Cap, et même de l’Europe .
A l’orient de Bloemfontein se trouvait un petit territoire indigène,naguère indépendant, enclavé dans la république hollandaise, commecelle-ci est elle-même enclavée dans les autres Etats sud-africains : c’estle pays des Ba-Bolong. Quinze mille d’entre eux vivaient pacifiquementdans ce territoire et plus de six mille se groupaient dans l’enceinte d’uneseule ville, dite Thaba-Xcho, de la colline dont elle occupe la cime et leversant. Eue décision du Yolks-raad de Bloemfontein a mis un terme en1884 à l’autonomie de la petite république indigène, et des centaines deBa-Bolong, irrités du manque de foi des blancs, ont abandonné leur payspour aller demander asile à leurs voisins orientaux, naguère leurs ennemis,les Ba-Souto 1 ; Thaba-Ncho a cessé d’être l’agglomération urbaine la [dusconsidérable de tout le territoire non britannique compris entre le Yaal etl’Orange. Les divers chefs-lieux de province de la république ne sont pourla plupart que de modestes villages, mais ils sont aussi des lieux de marchéfort bien approvisionnés pour subvenir aux besoins des riches fermes par-semées dans les alentours. Ladybrand, au nord-est de Thaba-Ncho, a del’importance comme centre de la province la plus fertile de l’État libre,conquise à main armée sur les Ba-Souto; Smitlifield, sur le bas Cale-don, Bouxville, près de l’Orange, presque en face de la ville anglaised’Aliwal-North, sont des entrepôts agricoles; Béthulie, fondée [tardes mis-
i Mit; Ilooh. 1887.