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endroits elle a seulement quelques centaines de mètres entre les rives.Ile part et d’antre la forêt vierge s’étend jusqu’au bord, interrompue seu-lement par des villages, des groupes de cocotiers, des clairières cultivées;des îlots de corail, soulevés de quelques mètres au-dessus des eaux,reflètent leur masse blanche dans le courant que pousse le llux ou le reflux :cà et là se montrent des falaises pittoresques, percées de cavernes où jadisles insulaires déposaient leurs morts. Les bateliers s’en approchent entremblant et ne continuent leur roule qu’après avoir fait des offrandes auxmânes des aïeux. L’est dans les environs de Basey que croit en plus grandeabondance la plante vénéneuse dite « fève de Saint-Ignace » (stri/clinusii/natia amara). Lu arbre de l'espèce dicterncftrpm fournit aussi une huilerésineuse, le balau ou malftpojo, très appréciée par les constructeurs pourpréserver le fer de la rouille.
Une petite île, presque un îlot, Romblon, pourrait prétendre à être leDelos des Lyclailes Philippines, car elle se trouve à peu près au centre géo-graphique des îles, dans une mer assez étendue qu’un cercle de terresenvironne en entier. Mais pour le nombre des habitants et l’importance dutralio le véritable milieu des Philippines est Pile de Pnnay, la plus popu-leuse de l’archipel en proportion de son étendue. Les villes y sont nom-breuses : Lapiz est située sur la cèle du nord, à l’embouchure d’unerivière qui porte le même nom que Pile, et qui arrose les campagnes d’uneantique bourgade appelée aussi Panav; sur la cote'occidentale, une nou-velle capitale de province, San-José de Buenavista, et un ancien chef-lieu.Antique, se regardent par-dessus les eaux d’une baie et servent de ports àla cité de Sibalon, qui se montre sur les premières pentes. Au nord-est dePile , la principale ville est la Concepcion, tandis qu’au sud-est s’ouvreentre Panav et une autre île, celle de Guimaras, le détroit bien abritéd’Ilo-Ilo, empli de navires, caboteurs et longs courriers, ceux-ci mouillésen dehors de la barre. Après Manille , llo-Ilo est le port le plus fréquentédes Philippines : ouvert au commerce extérieur, il a pris aussitôt une partconsidérable à l'exportation du sucre et d’autres denrées coloniales, destissus d’abaeû, des fruits, des légumes, et à l’importation des marchan-dises européennes et chinoises 1 . A une petite distance au nord d llo-llos’élève le faubourg épiscopal de Jaro.
La capitale de Negros est située sur la côte de celle île la plus rappro-chée d’Ilo-llo. Quoique cette dernière soit le marché central de tout l’ar-
1 Valeur moyenne îles échanges il llo-llo : II) millions de francs..Mouvement de la navigation, à t'entrée et à la sortie, en 1887 :
171 navires, jaugeant Iditij tonnes.
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