CHAPITRE Y
MICRONÉSIE
I
MARIASSES.
Politiquement unies aux Philippines depuis plus de deux sièeles, eesîles leur sont également associées dans l’histoire des navigations. C’est lepremier archipel que rencontra Magalhàes en 1521 dans son voyage, etc’est de là qu’il cingla pour atteindre, dix jours après, l'ile philippine deCelui et cet îlot de Mactan où il devait trouver la mort. Plus tard, quandles Espagnols se furent emparés des Philippines et qu’ils eurent établile va-et-vient régulier de leurs galions à travers l’océan Pacifique , l’ile deCuam, dans les Mariannes, fut le lieu d’étape obligé des marins entre Ma nille et Acapulco ; enfin, quand la population primitive des Mariannes eutpresque complètement disparu, des immigrants des Philippines vinrentcombler les vides, apportant de leur pays des plantes, des mœurs, unelangue nouvelles. Le nom d’« archipel des Larrons « (Ladronex) que Ma-galhàes donna aux îles découvertes par lui ne leur est pas resté; de mêmeque les Philippines , elles doivent à la batterie leur appellation usuelle, dé-cernée en l’honneur d'une reine d’Espagne,Marie -Anne d Autriche, femmede Philippe IV . Après le nom de Magalhàes, les Mariannes rappellent ceuxdes navigateurs qui les ont explorées depuis : Anson, B\ron, "Wallis. deFreycinet.
Un espace de 2000 kilomètres sépare la terre des Philippines la plusavancée vers l’orient de la première île sud-occidentale de 1 archipel desMariannes, et cet espace est dans presque toute son étendue sans îlots niécueils : dans ces parages l’Océan a des profondeurs qui dépassent 2500