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Livre XIV. Océan et terres océaniques.
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ILES AROE, CLIMAT DE LA NOUVEL LE-Cil'INÉE.

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(jue lalizé du nord-est apporte les vapeurs dont il s'esl salure dans la tra-versée du Pacifique, les pluies se déversent en abondance sur les poulesdes monls tournées vers le nord; lautre versant, tourné vers lAustralie ,est alors dans la saison des sécheresses ou du moins des pluies raresque laissent tomber les nuées venues avec les vents variables du sud.Durant lautre moitié de lannée, de mai en octobre, les alizés du sud-estsouillent franchement sur les côtes sud-orientales de la Nouvelle-Guinée ,cest-à-dire toute la partie de Pile que nabrite pas le continent australien ,et ces vents sont toujours accompagnés de pluies. A louest du détroit doTorrcs, la masse énorme de lAustralie modifie la direction des vents nor-maux qui proviennent du sud-ouest et de louest, mais qui apportent aussides mers parcourues une abondante humidité. Pendant celte saison lacontre-côte présente les phénomènes inverses : les hautes montagnes dola chaîne Owen Stanley arrêtent complètement lalizé du sud-est, et dansles parages abrités les marins ne rencontrent que des calmes ou des ventsinconstants.

Terre à demi australienne , la Nouvelle-Guinée offre une végétationmoins riche que celle de lInsulinde , mais par ses presqu'îles occidentaleselle semble appartenir à la même zone que les Moluques , et lon y trouve,les mêmes arbres, notamment les muscadiers. Dans les régions orien-tales, les acacias, les eucalyptus rappellent le voisinage de lAustralie . Onpeut dire quen général les deux flores senlrc-croisenl dans le corps insu-laire de la Nouvelle-Guinée ; elles alternent suivant la sécheresse ou lhu-midité des versants. les pentes m ^eau, cest la flore austra­ lienne qui domine, les arbres clairsemés des bois sont des eucalyptus etdautres essences de la Nouvelle-Hollande; les « herbes à kangourou » yondulent en de vastes savanes, tandis quau bord des ruisseaux croissentles arbres à pain, les manguiers, les sang-dragons, les pandanus, les pal-miers à noix darec et les cocotiers*. Mais il est aussi un grand nombredespèces propres à la Nouvelle-Guinée : Beccari a compté une cinquantainede palmiers que la grande île est seule à posséder. Le sassafras goheianumest une laurinée dont le liber fournit la précieuse huile de masso'i, trèsestimée comme fébrifuge dans larchipel Malais.

La ressemblance des faunes est grande entre les deux contrées voisines,la Nouvelle-Guinée et lAustralie , pourtant bien dissemblables par laspectgénéral, le relief et le climat. Dun côté, un pays de hautes montagnes, devents pluvieux, de vallées humides, de grands fleuves, de vastes forêts

1 AV. G. Lawes, Proceedings of the R. Geographicul Society, OcloLer 1880,