ILES AROE, CLIMAT DE LA NOUVEL LE-Cil'INÉE.
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(jue l’alizé du nord-est apporte les vapeurs dont il s'esl salure dans la tra-versée du Pacifique, les pluies se déversent en abondance sur les poulesdes monls tournées vers le nord; l’autre versant, tourné vers l’Australie ,est alors dans la saison des sécheresses ou du moins des pluies raresque laissent tomber les nuées venues avec les vents variables du sud.Durant l’autre moitié de l’année, de mai en octobre, les alizés du sud-estsouillent franchement sur les côtes sud-orientales de la Nouvelle-Guinée ,c’est-à-dire toute la partie de Pile que n’abrite pas le continent australien ,et ces vents sont toujours accompagnés de pluies. A l’ouest du détroit doTorrcs, la masse énorme de l’Australie modifie la direction des vents nor-maux qui proviennent du sud-ouest et de l’ouest, mais qui apportent aussides mers parcourues une abondante humidité. Pendant celte saison lacontre-côte présente les phénomènes inverses : les hautes montagnes dola chaîne Owen Stanley arrêtent complètement l’alizé du sud-est, et dansles parages abrités les marins ne rencontrent que des calmes ou des ventsinconstants.
Terre à demi australienne , la Nouvelle-Guinée offre une végétationmoins riche que celle de l’Insulinde , mais par ses presqu'îles occidentaleselle semble appartenir à la même zone que les Moluques , et l’on y trouve,les mêmes arbres, notamment les muscadiers. Dans les régions orien-tales, les acacias, les eucalyptus rappellent le voisinage de l’Australie . Onpeut dire qu’en général les deux flores s’enlrc-croisenl dans le corps insu-laire de la Nouvelle-Guinée ; elles alternent suivant la sécheresse ou l’hu-midité des versants. Là où les pentes m ^ ”eau, c’est la flore austra lienne qui domine, les arbres clairsemés des bois sont des eucalyptus etd’autres essences de la Nouvelle-Hollande; les « herbes à kangourou » yondulent en de vastes savanes, tandis qu’au bord des ruisseaux croissentles arbres à pain, les manguiers, les sang-dragons, les pandanus, les pal-miers à noix d’arec et les cocotiers*. Mais il est aussi un grand nombred’espèces propres à la Nouvelle-Guinée : Beccari a compté une cinquantainede palmiers que la grande île est seule à posséder. Le sassafras goheianumest une laurinée dont le liber fournit la précieuse huile de masso'i, trèsestimée comme fébrifuge dans l’archipel Malais.
La ressemblance des faunes est grande entre les deux contrées voisines,la Nouvelle-Guinée et l’Australie , pourtant bien dissemblables par l’aspectgénéral, le relief et le climat. D’un côté, un pays de hautes montagnes, devents pluvieux, de vallées humides, de grands fleuves, de vastes forêts
1 AV. G. Lawes, Proceedings of the R. Geographicul Society, OcloLer 1880,