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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
(année suspendue à une cordelette serrée autour des reins. D'après lesmarchands malais qui les fréquentent, les Ivaron ne se nourrissent pasde sagou comme les gens de la cèle : ils mangent les tiges d’un autre pal-mier qui croît en terrain sec, et ne dédaignent comme aliment aucuneespèce de reptile ni d'insecte. On leur prête, mais sans l’avoir constaté parl’observation directe, l’abominable coutume de manger des enfants, quandils n’ont ni esclaves ni captifs à dévorer; ils ne laisseraient en vie quedeux: enfants par famille 1 . Plus au sud, dans l’intérieur de la pres-qu’île, vivraient d’autres naturels également cannibales, les Gebar: desriverains du golfe de Mac Cluer sont accusés aussi de manger leurs captifs.
Au sud de Doreï, un des villages importants de la côte est Wairoer, situénon loin du lieu Se plus étroit de l'isthme, où pourrait s’établir un portageentre la baie de Geelvink et celle de Mac Cluer; des traitants malais vien-nent y acheter des noix de muscade sauvages. D'autres vegorijen se suc-cèdent sur les rivages de la baie de Geelvink, notamment celles des Wau-iammen au sud et des Aropen (Waropen) au sud-est de ce grand golfe;puis, au delà du delta de l’Amberno, la cote des « l'apouaNus» offre quelques*scales où des navires hollandais viennent parfois prendre un chargementl’écaille et d’holothuries et montrer le drapeau delà nation suzeraine. Maisla population y est très clairsemée et le mouvement des échanges y dimi-nue depuis le milieu du siècle. Les traitants, ayant suivi leur méthodeirdinaire de faire des prêts aux indigènes pour s’assurer d’avance leslenrées à un prix dérisoire, courent le danger d’être assassinés par leurslébiteurs, et en certains endroits ils n’osent s’aventurer à terre : ilsillendent en mer que les barques viennent, l’une après l’autre, leur ap-lorter les produits*. La baie la plus orientale du territoire hollandais,lile baie de llumboldt ou telokli Linljoe, est une des régions du littoral(n’habitent les tribus les moins policées : elles ne savent même pas extraire’liuile de la noix des cocotiers qui bordent toute la partie occidentale de lataie. Les îles sont plus fréquentées que la grande terre par les marins.Celles de la baie de Geelvink ont chacune des marchés assez actifs : le plusmportant est celui d’Ansoes, sur la côte méridionale de l’île de Jolti ou■appen. La population du bourg ressemble beaucoup aux Mafour de I)o-jeï. Mais dans l’intérieur de File vivent des sauvages redoutés, que l’oniccuse, à tort ou à raison, d’anthropophagie.
Sur la côte de la Nouvelle-Guinée hollandaise tournée vers lesMoluques,
' Van der Crati, Teysmann. Robidé van (ter Aa, Reiien tiaar Xederlandsclt Memv Guinea.- Van (1er Crati et Teysmann, ouvrage cité.