Band 
Livre XIV. Océan et terres océaniques.
Seite
642
JPEG-Download
 

642

NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

(année suspendue à une cordelette serrée autour des reins. D'après lesmarchands malais qui les fréquentent, les Ivaron ne se nourrissent pasde sagou comme les gens de la cèle : ils mangent les tiges dun autre pal-mier qui croît en terrain sec, et ne dédaignent comme aliment aucuneespèce de reptile ni d'insecte. On leur prête, mais sans lavoir constaté parlobservation directe, labominable coutume de manger des enfants, quandils nont ni esclaves ni captifs à dévorer; ils ne laisseraient en vie quedeux: enfants par famille 1 . Plus au sud, dans lintérieur de la pres-quîle, vivraient dautres naturels également cannibales, les Gebar: desriverains du golfe de Mac Cluer sont accusés aussi de manger leurs captifs.

Au sud de Doreï, un des villages importants de la côte est Wairoer, situénon loin du lieu Se plus étroit de l'isthme, pourrait sétablir un portageentre la baie de Geelvink et celle de Mac Cluer; des traitants malais vien-nent y acheter des noix de muscade sauvages. D'autres vegorijen se suc-cèdent sur les rivages de la baie de Geelvink, notamment celles des Wau-iammen au sud et des Aropen (Waropen) au sud-est de ce grand golfe;puis, au delà du delta de lAmberno, la cote des « l'apouaNus» offre quelques*scales des navires hollandais viennent parfois prendre un chargementlécaille et dholothuries et montrer le drapeau delà nation suzeraine. Maisla population y est très clairsemée et le mouvement des échanges y dimi-nue depuis le milieu du siècle. Les traitants, ayant suivi leur méthodeirdinaire de faire des prêts aux indigènes pour sassurer davance leslenrées à un prix dérisoire, courent le danger dêtre assassinés par leurslébiteurs, et en certains endroits ils nosent saventurer à terre : ilsillendent en mer que les barques viennent, lune après lautre, leur ap-lorter les produits*. La baie la plus orientale du territoire hollandais,lile baie de llumboldt ou telokli Linljoe, est une des régions du littoral(nhabitent les tribus les moins policées : elles ne savent même pas extraireliuile de la noix des cocotiers qui bordent toute la partie occidentale de lataie. Les îles sont plus fréquentées que la grande terre par les marins.Celles de la baie de Geelvink ont chacune des marchés assez actifs : le plusmportant est celui dAnsoes, sur la côte méridionale de lîle de Jolti ouappen. La population du bourg ressemble beaucoup aux Mafour de I)o-jeï. Mais dans lintérieur de File vivent des sauvages redoutés, que loniccuse, à tort ou à raison, danthropophagie.

Sur la côte de la Nouvelle-Guinée hollandaise tournée vers lesMoluques,

' Van der Crati, Teysmann. Robidé van (ter Aa, Reiien tiaar Xederlandsclt Memv Guinea.- Van (1er Crati et Teysmann, ouvrage cité.