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Livre XIV. Océan et terres océaniques.
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FAUNE, POPULATIONS DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE .

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le chat domestique, redevenu sauvage dans les forêts. Bientôt l'œuvred'extermination sera aussi complète que lhomme peut la faire.

Les insulaires que les Blancs ont trouvés dans larchipel comparentleur destinée à celle des plantes et des animaux indigènes et se croientdestinés à périr comme eux : « Notre rat, disent-ils, est mangé par lerat dEurope , notre mouche fuit devant la vôtre, et nous-mêmes nousserons remplacés par vous. » Pourtant ces Maori qui prévoient ainsi leurmort étaient parmi les nations polynésiennes une des plus intelligentes,des plus nobles et des [dus civilisées. Si leur disparition devait saccomplir,ce serait une des infortunes de notre humanité.

Les Maori , cest-à-dire « la Lignée, la Descendance », dans le sensd «Indigènes », sont sans aucun doute les frères de race des insulaires dela Polvuésie orientale. Leurs légendes, très précises et très détaillées, sontunanimes dans le récit de leur migration dans larchipel, et permettentmême dévaluer approximativement lépoque de cet événement. Les éduca-teurs des enfants devaient leur enseigner avec soin toutes les traditionsorales de la race, leur faire apprendre lhistoire et la généalogie des héros,leur marquer, au moyen de planchettes entaillées, la succession des évé-nements et des âges. Ces enseignements, recueillis par Grey et par dautressavants, nous apprennent quil y a quatre ou cinq siècles le Maori TeKupe aborda le premier dans Aotea-roa, Pile septentrionale de la Nouvelle-Zélande, et quémerveillé de sa découverte, il sen retourna dans sa terrenatale dHavaïki [tour chercher ses compatriotes. Il revint en effet avecune flottille de sept canots de guerre, contenant chacun une centainede combattants, des prêtres, les idoles de pierre et les armes sacrées, ainsique des plantes et des animaux du pays. A cette tradition de limmigrationdes Maori , leurs descendants ajoutent des légendes de faits merveilleux, lepartage dAotea-roa en deux îles, lapparition dîlots et de rochers, le jaillis-sement des sources et des (lamines. Des crânes de Néo-Zélandais , offranttous les caractères des crânes papoua, indiqueraient, daprès Huxley etQualrefages, lexistence antérieure dune race indigène quauraient exter-minée les Maori .

On ne sait quelle est cette île de llavaïki d vinrent Te Kupe et sescompagnons. La similitude des noms fait penser à lîle de Savaii , danslarchipel de Samoa ou des Navigateurs, et cest de cette même île deSavaii que dautres frères des Maori auraient colonisé Havaii, dans lar-chipel des Sandwich. La ressemblance des populations, des langues, des