MA OIU, IMMIGRATION II ES RI.ANCS.
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Pleurs ». —traité d'après lequel les Anglais s’engagèrent, en 1840, à res-pecter l’autonomie et la propriété des indigènes. Toutefois les jours dupeuple sont comptés. Chaque année la lbule des blancs augmente d’aumoins vingt mille imlidivus et leur influence sur la partie de l’ile qui neleur appartient pas encore s’accroît en proportion. D’autre part, les Maori s’affaiblissent en nombre, en force physique et en énergie morale.
Il serait impossible de dresser une statistique de la population maori,puisque les « tribus du roi » ne se laissent point recenser officiellement ;cependant l’opinion générale est que les évaluations sommaires faites àdiverses époques ont une valeur suffisante pour mettre hors de doute ladécroissance constante de la race. Les Maori auraient été au moins unecentaine de mille lors de l’arrivée des blancs dans le pays; au milieu dusiècle, ils avaient déjà diminué d’un tiers; en 1874 , on en comptait 45 740 ,et d’après le recensement de 1886 ils auraient perdu encore trois milledes leurs. Le fait le plus grave, bien constaté dans les districts où lesindigènes vivent à côté des blancs, est que précisément les femmes, parlesquelles la race pourrait se reconstituer et s’accroître de nouveau, sontle plus frappées par la mort 1 . Les jeunes Maori n’ont plus la vigueur deleurs aînés, et la phtisie en emporte la moitié; cependant le dépérissementdu peuple paraît être retardé, et en certains districts, notamment danscelui de Kaïpara, au nord d’Auckland , il y a eu, grâce aux métis, quel-ques excédents de naissances sur les morts.
Quant à la population blanche, on sait avec quelle rapidité elle s'accroît,non seulement par l'immigration, mais surtout par l’excédent des naissancessur les morts. De ce chef, l’augmentation annuelle est presque sans exempleen d’autres pavs : il naît presque trois fois plus d’enfants dans la Nouvelle- Zélande qu’il n’y a de décès 3 . En outre, les gains et les pertes s équilibrenttoujours de manière à augmenter le nombre proportionnel des femmes età combler ainsi l’écart provenant de l’immigration beaucoup plus consi-
1 Maori de la Nouvelle-Zélande en 188(1 :
Ile du Nord.21 649 hommes; 18 Ml 1 fouîmes.
Ile du Sud. 1 00-i » 894 »
Iles Stewart et Cliatliain. . . 168 )) 142 »
Ensemble. . . . 22 821 hommes; 19 947 femmes. Total: 42 768
Avec les métis.23 948 » 20 974 » » 44 922
8 Etat civil de la population néo-zélandaise en 1886 :
Naissances. . . 9872 garçons ; 9427 filles. Ensemble : 19299
Morts. 5316 hommes; 2610 femmes. » 6126
Excédent. . 6536 hommes; 6817 femmes. »
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