Band 
Livre XIV. Océan et terres océaniques.
Seite
928
JPEG-Download
 

NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

y*J 8

mythique : Ilavaïki, dit le missionnaire W'yatt Gill, est le nom de lenferl'our les insulaires de Jlervey. Pour M. Leston, cesl le « sol nourricier ».

À lorient de lîle mystérieuse, les Polynésiens se sont propagés descaleen escale, sarrêtant pendant un temps plus ou moins long dans lescentres de dispersion secondaires, tels que Ilaratonga et Taïti . DepuisTupaïa , linsulaire de Taïti auquel Banks et Cook firent dresser une cartedes îles de la Société et des terres environnantes, on a essayé de dessinerles diverses migrations à travers lOcéanie; mais les traditions sont tropvagues et présentent trop de lacunes pour quil soit possible de tracerdaprès elles des itinéraires précis, et maintenant il est bien tard pour

N" 191. - POLYNÉSIE . ÉyCATORIALE, PAR TUPAÏA.

C&pct clf l*t Ccis~{* etc

l/ecâù* rfrvrrtt/rur't&r éyrywiffé

A J/opac/ttx

Ohivari*

0torvrx?<ir^

1 termasîttm

rvhetiç

Htfomurohote

7îenne

C Perr®i

entreprendre une pareille œuvre : déjà la carte de Tupaïa, très exactepour laïli et les îles voisines, entre lesquelles se faisaient des voyagesfréquents, na probablement, pour toute la partie occidental»' quune valeurmythiipie, dont le sens réel sest perdu : le grand corps insulaire deI ouest, ce « père des autres îles» signalé par lui, indique sans doute quela direction présumée du lieu dorigine de la race; cest ainsi que sur lescartes du moyen âge, on voit représentés les « îles des Bienheureux », les« Champs Elysées », les « paradis », les hommes se rendent, après leurmort. Maintenant les indigènes, eux-mêmes croisés avec les blancs, ontégalement mêlé leurs légendes aux mythes chrétiens et la trame originalede leurs récits est de plus en plus difficile à reconnaître. Les blancs ontsuivi les Polynésiens dans tous les archipels, dans toutes les îles selait quelque trafic. Ils sont les maîtres désormais; ils sont aussi les exter-