NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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mythique : Ilavaïki, dit le missionnaire W'yatt Gill, est le nom de l’enferl'our les insulaires de Jlervey. Pour M. Leston, c’esl le « sol nourricier ».
À l’orient de l’île mystérieuse, les Polynésiens se sont propagés d’escaleen escale, s’arrêtant pendant un temps plus ou moins long dans lescentres de dispersion secondaires, tels que Ilaratonga et Taïti . DepuisTupaïa , l’insulaire de Taïti auquel Banks et Cook firent dresser une cartedes îles de la Société et des terres environnantes, on a essayé de dessinerles diverses migrations à travers l’Océanie; mais les traditions sont tropvagues et présentent trop de lacunes pour qu’il soit possible de tracerd’après elles des itinéraires précis, et maintenant il est bien tard pour
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entreprendre une pareille œuvre : déjà la carte de Tupaïa, très exactepour laïli et les îles voisines, entre lesquelles se faisaient des voyagesfréquents, n’a probablement, pour toute la partie occidental»' qu’une valeurmythiipie, dont le sens réel s’est perdu : le grand corps insulaire deI ouest, ce « père des autres îles» signalé par lui, indique sans doute quela direction présumée du lieu d’origine de la race; c’est ainsi que sur lescartes du moyen âge, on voit représentés les « îles des Bienheureux », les« Champs Elysées », les « paradis », où les hommes se rendent, après leurmort. Maintenant les indigènes, eux-mêmes croisés avec les blancs, ontégalement mêlé leurs légendes aux mythes chrétiens et la trame originalede leurs récits est de plus en plus difficile à reconnaître. Les blancs ontsuivi les Polynésiens dans tous les archipels, dans toutes les îles où selait quelque trafic. Ils sont les maîtres désormais; ils sont aussi les exter-