DÉCOUVERTE DE l/AMKHIOIE.
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mers équatoriales en limitant sur la rondeur du globe l’espace comprisentre les côtes occidentales de l’Ancien Monde et les rivages orientaux dela Chine . C’est ainsi que, dix-huit ans avant la découverte des « Indes occi-dentales » par Colomb , l’astronome llorentin Toseanelli, sollicité par unpersonnage de la cour d’Afïbnso V, roi de Portugal , avait rédigé unmémoire nautique, d’après lequel la ville de (Juinsay (Uangtcheou), lacapitale du puissant empire de Cathay, se serait trouvée à 150 degrés seu-lement à l’ouest de Lisbonne : entre les deux, l’Atlantique et la mer dési-gnée aujourd’hui sous le nom de Pacifique étaient confondus en unseul océan. Au devant de la côte orientale de la Chine , le grand royaumeinsulaire de Zipangou diminuait encore cet espace d'au moins "25 degrés,
N° 2. — FORME DE LOCÉAN. DAPRÈS TOSCANELLI. MARTIN DEHAIM ET CHRISTOPHE COLOMIi.
car une fausse interprétation d’un passage de Marco Polo avait singulière-ment exagéré la largeur du détroit qui sépare la Chine et le Japon : lesmilles ou li chinois indiqués par l’auteur avaient été changés en millesitaliens, et par cela même Zipangou avait été transportée à l’endroit où setrouve en réalité la Californie , ou même plus à l’est, sur remplacementdes montagnes Rocheuses. Enfin, la carte de Toseanelli, perdue mainte-nant, mais sans doute peu différente de celle de Martin Behaim , qui existeencore, signalait Pile d’Antiglia comme point d’étape à moitié cheminde la traversée océanique, et les navigateurs pouvaient encore raccourcir ladistance en prenant pour point de départ, comme le fit Colomb , l’une desCanaries occidentales. Ce n’est pas tout : les astronomes du temps n’étaientpas d’accord sur la dimension exacte du degré compris entre deux méri-diens, et, d’après la plupart d’entre eux, cet espace était notablement plus