EXPLORATION DES RIVAGES DU NOUVEAU MONDE.
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l’on disait épancher la source sacrée, il 11 e trouva que des eaux calcairesou saumâtres; les expéditions (pie dirigèrent [dus tard Pamphilo de Nar-vaez, puis Fernando de Soto et Moscoso, en vue des trésors d’or et d’ar-pent, ne furent pas [dus heureuses. Un des compagnons de Narvaez, AlvarNuùez, dit Cabeza de Yaca ou « Tète de Vache », atteignit Culiacaii, au.Mexique , après huit années de séjour parmi les sauvages.
Dans l'année même où les Espagnols découvraient les côtes de la Floride ,un événement capital s’accomplissait dans l’histoire de la géographie :Nuiïez de Balhoa, qui, depuis plusieurs années déjà, avait, comme Colomh,entendu parler de la mer voisine, franchissait l’isthme de Darien, et duhaut d’une colline apercevait à ses pieds le golfe de San Miguel et l'étenduede l’océan Pacifique . Transporté de joie, il s’élança vers la rive, puis dansl’eau jusqu’à mi-corps, armé de son bouclier et de son épée, et prit posses-sion de l’Océan au nom du roi d’Espagne . Toutefois deux années se pas-sèrent avant qu’un établissement européen se fondât sur la rive du Paci-fique, près des pêcheries perlières de Panama , et c’est en loi7 qu’Espinosaconstruisit le premier navire et vogua sur ces eaux vierges, de Elle desPerles à la haie de Nieoya. Ee nom de « mer du Sud » que Balhoa donna auPacifique et que les marins emploient encore pour les parages océaniens,provient de l’orientation de l’isthme de Darien dans le sens de l’ouest àl’est. Pour Balhoa, la mer des Caraïbes était la rnnr del .Xorte et lesgolfes découverts par lui appartenaient à la mar del Snv. On cherchalongtemps le détroit qui devait les unir : en 152Û, Charles-Ouint manda àPortez de faire diligence pour trouver ce canal entre les deux mers quiavait échappé à Colomh.
Un traitant d’esclaves, Hernandez de Cordova, en route pour aller volerdes hommes sur la côte de Honduras , fut le navigateur qui découvrit, en1 17, la rive septentrionale du Yueatan et rencontra les premières popu-lations civilisées du Nouveau Monde. L’année suivante, Juan de Grijalva ,guidé par Alaminos, le meilleur pilote du temps, poussait plus avant versl’ouest et le nord et longeait la côte du Mexique jusqu’à la rivière Jatalpa.La renommée des trésors du Mexique se répandit aussitôt dans toutes lesAntilles espagnoles, et de toutes paris accoururent les navigateurs et lesconquérants. Bientôt Portez eut remplacé Montezuma comme maître del’empire, et les explorations, qui ne s’étaient guère faites que sur lesrivages, commencèrent à tracer leur réseau dans l’intérieur du continent;la forme du [daleau d’Anahuae se dessina sur les cartes entre la courberégulière du golfe oriental et la côte rectiligne de l’ouest, haignée parl'océan Pacifique .