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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
Mais quoique la « mer du Sud » lut comme et que des navires espa gnols s’y fussent aventurés déjà, c’est en vain que l’on avait jusqu’alorscherché le passage de l'uu à l’autre Océan. En loft!), Yicente l’inzon et Itiazde Solis avaient poussé jusqu’au vaste estuaire du rio de la Data et peut-être même au delà. Six années après, Itiaz de Solis avait été chargé decontourner tout le continent américain jusqu’aux parages découverts parBalboa, mais il fut tué par les indigènes sur les bords de ce lleuve lal'iata qu’il croyait offrir le passage désiré, et c’est à Magalhàes qu’échutson héritage. Les géographes du temps faisaient remarquer avec juste rai-son que la côte de l’Amérique méridionale recule graduellement versl’ouest sous les latitudes australes, de même que le littoral africain reculevers l’est 1 , et ils en concluaient que le Nouveau Monde se terminait enpointe comme le Monde Ancien, qu’il avait aussi son « cap de Bonne- Espérance ». Mais l’Amérique pénètre beaucoup plus avant dans les mersfroides que le musoir de l’Afrique , et pour arriver jusqu’au cap des « Onze mille Vierges » et s’engager dans l’àpre série de fjords qui découpe lapéninsule extrême du continent, il fallut l’indomptable énergie, la volontépresque surhumaine de Magalhàes. Les deux grands navigateurs qui don-nèrent à l’Espagne le premier rang dans l’histoire des découvertes, Colomb et Magalhàes, étaient également des étrangers, le premier Italien , le secondPortugais . S’il est permis de comparer ces deux hommes, Magalhàes estcelui qui a fait le plus. L’oeuvre accomplie par lui est sans égale parmitoutes les explorations géographiques. Non seulement le héros trouva lepassage océanique de l’une à l’autre mer, il entoura le premier la bouleterrestre par le sillage de son vaisseau ; il « souleva la Terre des épaulesd’Atlas et la lit librement tournoyer dans l'éther 5 . »
Bien que le détroit de Magalhàes ait été nommé la « voie espagnole » parcontraste avec la « voie portugaise » qui contournait l’Afrique , les marinsespagnols ne firent guère usage de ce chemin ouvert entre les deux Océans;cependant, en 152(3, un navire de l’escadre de Loaysa, chassé parla tem-pête après avoir franchi le détroit, dut rebrousser chemin vers la coted’Amérique et atteignit un port mexicain voisin de Tehuantepec; mais,pondant cette traversée, le navire, commandé par Guevara, n’avait pas vules côtes occidentales du continent du sud. C’est par la voie de l’isthmeque se liront les découvertes du littoral. En 1522, Andagoya longea la coteau sud jusqu’à la rivière Biru, faillie cours d’eau dont le nom ne seretrouve pas sur les caries, mais qui prit soudain une grande importance
1 J. Rurney, Voyages in tlie Sonih Sea.
- .1. G. Kohl. Geschichle (1er Entdeckung Amerikas.