EXPLORATION' RES RIVAGES DE NOIYEAU MONDE.
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aux yeux des chercheurs d’or, grâce aux récits que firent les indigènes surles riches pays du sud. Deux ans après se fondait la laineuse « compagniedu Iliru » ou « Pérou », entre Pizarro , Almagro, Uernando de Luquc, quidevait aboutir en effet à la complète de trésors immenses, mais aussi àl’extermination de populations entières et à P asservissement de tous ceuxqu’avaient épargnés le fer ou le leu. Les limites du territoire exploré furentcelles des pays soumis : les Espagnols 11 e dépassèrent pas la rivière Maniedans la partie méridionale du Chili : c’est là, à la porte du pays des Arau-cans, que s’arrêta Gômez de Alvarado, l’un des lieutenants d’Almagro. Audelà, nul explorateur 11 ’a fait encore directement le voyage par terre jus-qu’aux bords du détroit, le littoral 11 e fui reconnu que par mer, et pourla première fois, en 1540, par Alonzo de Camargo, qui cingla directementde Séville à Callao par le passage de Magalhàes. En 1570, Sarmientoaccomplissait le même voyage en sens inverse ; mais c’est à Cook quedevait, être réservée la gloire de faire la première circumnavigation com-plète du globe contrairement à la direction suivie par le grand naviga-teur portugais . Quant à la pointe extrême du Nouveau Monde, au sud de laTerre de Feu et de son archipel, il est possible qu’elle ait été déjà recon-nue en 152(3 par un des compagnons de Loaysa; d’autres voyageurs, Drake,Sarmiento, constatèrent aussi l’insularité des terres qui limitent au sud ledétroit ; en 1(31(3, près d’un siècle après Magalhàes, le cap Iloorn fut doubléfranchement par les deux Hollandais Lemaire et Schouten.
U 11 port du Mexique , sur la côte du continent septentrional, avait été.choisi par Cortez comme point de départ pour les flottilles du Pacifique;cependant l’exploration du littoral se fit de ce côté avec plus de lenteur. En1555, Grijalva aperçut les îles de Uevillagigedo et la pointe méridionale dela péninsule californienne; puis Cortez et d’autres navigateurs pénétrèrentdans le golfe de Californie ou « mer Vermeille » et tâtonnèrent le long desrivages; enfin, en 1512, Cabrillo atteignait le cap Mendocino, au nord du40 e degré de latitude. Pendant le même siècle les annales géographiques11 e mentionnent qu’un autre voyage ayant touché plus au nord, celui deDrake. le pirate fameux : venu du large, il aborda vers le 45 e degré etlongea la côte californienne dans la direction du sud. Il est probable qu’uneautre exploration maritime, longtemps contestée, a vraiment eu lieu,quoique nulle mention n’en soit faite dans les annales de Castille 1 :les détails donnés par le navigateur lui-même 11 e laissent guère place audoute. D’après ce marin, le Grec Apostolos Yalerianos, qui prétendait
1 Relation ilel Viaje hedw par las Galetas Sulil y Mejicana, 1792.