FORME DES CONTINENTS AMERICAINS.
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nent à la région caribéenne , moins de cinquante se retrouvent de l’autrecoté du seuil de Panama , où, d’après Adams, les mollusques classés sontau nombre de 1350 espèces. On en conclut que depuis la lin de la périodemiocène il n’y a pas eu de communication entre les deux Océans : peut-êtremême la période de jonction a-t-elle été de beaucoup antérieure.
Dans son ensemble, le Nouveau Monde présente un contraste remarquableentre ses deux côtes, celle de l’ouest, hérissée tle cônes volcaniques, celle del’est, depuis longtemps en repos, si ce n’est dans les Antilles , et graduel-lement érodée par la mer. Toutefois les cônes brûlants de l’ouest sontinégalement distribués et de larges brèches en interrompent la chaîne, l’nepremière rangée curviligne, non moins régulière que celle des Kouriles etdu Kamtchatka sur les côtes asiatiques, est celle des Aléoutiennes , continuéepar d'autres volcans sur la terre ferme d’Alaska . Puis on voit se succédersur le continent des montagnes de lave, aux cirques et aux cratères emplisde glaciers et néanmoins fumant encore : tel est le mont M range], aunord-ouest de Saint-Élie. Au nord du fleuve Columbia s’élève un troisièmegroupe de volcans ayant encore quelques restes d’activité, mais presqueéteints en comparaison des bouches formidables qui vomirent jadis dansces régions de puissantes nappes de laves. Au sud de la Columbia, surtoutes les côtes californiennes, les seuls cratères encore fumants ne sontguère que des fumerolles, et c’est au Mexique seulement que se présente,d’une mer à l’autre, une nouvelle lissure surmontée de cônes d’éruption entravail. La région des isthmes du Guatemala au Costarica est aussi traver-sée par une chaîne de volcans reposant sur des foyers en combustion per-manente. Quant à l’Amérique méridionale, plus riche que le continent dunord en cheminées de laves et de cendres, elle présente trois régions prin-cipales d’incendies et de tremblements, la Colombie, le plateau Bolivien etle Chili. Enfin, quelques-unes des petites Antilles élèvent des monts fumantsentre l’océan Atlantique et le bassin latéral des Caraïbes. A en juger par lafréquence et la force des explosions, les volcans américains de l’isllnnecorrespondent à ceux de l’Insulinde sur l’autre côté de la Terre . La dis-tance entre les deux foyers comporte précisément la moitié de la circonfé-rence terrestre, et les deux rangées de volcans, costaricains et javanais , sontà peu près également rapprochées de la ligne équinoxiale, la première aunord et la seconde au sud. La planète a comme deux pôles de feu, coïn-cidant l’un et l’autre avec une région de passage entre deux masses conti-nentales.
De môme que l’Ancien Monde, le Nouveau a la plus grande part de sesterres dans l'hémisphère septentrional, comme s’il avait été sollicité par