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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
en sons inverse par un eontre-couranl ; un des «-laçons échoués en ISS \près de Julianahaali était recouvert de déhris provenant de la Jeannette, queles «laces avaient enfermée non loin des bouches de la Lena. L’épave avaitmis trois ans à parcourir, à travers l'océan Glacial et autour du Groenland ,un espace de 5000 kilomètres environ 1 2 3 ; c’est aussi de l’Asie polaire queviennent les bois flottés, mélèzes, épicéas et aunes que l’on ramasse surles cotes de l’est 5 . D’ordinaire, les glaçons amenés de la cote orientale parle courant polaire contournent en masses pressées la pointe méridionaledu Groenland , et en interdisent l’approche aux navires; mais ils sontrepris par une branche du Gulf-stream, qui pénètre dans le détroit deDavis , d’ailleurs mêlée aux eaux froides ; elle apporte quelquefois des bois,des écorces d'Amérique et les fruits de Yentada f/it/a labium ; d’après Punk,on pouvait évaluer à 500 stères environ la quantité de bois jetée en dérivesur la cote occidentale du Groenland . C’est une mer relativement tiède quilonge du sud au nord le littoral et se continue jusque dans le détroit deSmith, à la lisière même des grands amas de glace qui bloquent ordinaire-ment cette partie du passage; peut-être le courant poursuit-il sa route au-dessous des glaces, car dans le détroit de Kennedy on a souvent constatéque le Ilot porte dans la direction du nord*. C’est grâce à ce courant tièdeque la partie occidentale du Groenland fait encore partie du monde habi-table : des villages ont pu se fonder au bord des fjords et s’entourer decultures; les pêcheurs trouvent devant eux une mer libre pour capturerleur proie, et les navires peuvent voguer d’escale en escale le long descèles, tandis que la partie médiane du détroit de Davis et de la baie de Baf-lin est emplie par un amas de glaces formant parfois une banquise conti-nue, le muldle-paek des marins anglais . Parfois le contraste des tempéra-tures entre des lieux peu éloignés est extraordinaire, surtout près du détroitde Smith, non loin de la lisière des glaces. Le fjord des Baleines ou\\ hale-sound et la baie de Foulke ont un climat d’une douceur étonnante,comparé à celui de la baie Bensselaer ou hiverna Kane, et qui en est éloi-gnée de 06 kilomètres seulement dans la direction du nord-est. La mery est libre, les baleines se jouent dans les eaux voisines, les rennes broutentdans les « prairies » du littoral; les oiseaux y volent par milliers : Hâvesparle de la contrée comme d’une « oasis », d’un « paradis ». C’est du moinsune terre où des Esquimaux peuvent, vivre et trouver leur subsistance. Tou-tefois il faut tenir compte de ce fait, que le contraste des climats entre
1 Gcografwk Tidskrift. 1885-1880, [II. Irait, par Rabot .
2 K mus. Ziveite Deutsche Nordpolar-falirt.
3 Pelermamrs Millheilungen, 1867. Ilofl V.