1 11 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
autre polit port, celui de Ritenbenk, et par delà la presqu’île, au nord, setrouve le village insulaire d’I manak, qu’anime la pèche des phoques, trèsnombreux dans les mers voisines. Le graphite que l'on a découvert dansles falaises de Aioursoak n’a point de valeur économique.
Ipernivik (l'pernavik) et Tasiusak, situé encore plus au nord (75° '24'),sont les dernières stations du Groenland où vivent des Européens , tristeslieux entourés de neiges, au pied de rochers jaunàtresou couleur de rouille :
N° 33. — GODUAV.V ET FJORD 1)E DÎ8KO.
0 10 kil.
56*20
0u e st de Greenwch
55*30
C. Perron
d après H .Ri nk
l : 400 000
en hiver, le soleil y reste au-dessous de l’horizon durant quatre-vingtsjours, et, par une singulière ironie du sort, il se trouve que ce lieu deslongs frimas porte un nom eskimau qui signifie « printemps ». L absurdeférocité de la guerre s’est étendue jusqu’à ce bout du monde. Au com-mencement du siècle, Ipernivik fut brûlée par les baleiniers anglais , etpendant sept années, de 1807 à 1814, toute communication lut interrompueentre le Danemark, c’est-à-dire l’Europe, et le Groenland 1 .
Officiellement, le Groenland appartient en entier au Danemark ; louleioisle territoire danois ne comprend que la partie habitée de la cote oceiden-
’ A. (le liumbokll, Histoire de la Géographie du bouveau Continent.