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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
régions, de forêts presque impénétrables, unies en une seule masse de ver-dure mouvanlc, el l’homme qui défriche le sol des clairières peut en obte-nir des produits en surabondance. Le blanc lui-même a pu s’établir àdemeure dans les Antilles, notamment à Cuba et à Bucrto-Rico, el s’accom-moder suffisamment au climat pour travailler la terre et faire souche degénérations nouvelles. Au Mexique et dans l’Amérique Centrale , la hauteurdes plateaux, offrant un climat analogue à celui de l'Europe tempérée,a facilité le peuplement du pays par des immigrants espagnols et autres :des colonies prospères d’Européens se sont fondées sur ces terres hautes etont fini par donner mœurs, langue et civilisation à l’ensemble des popu-lations aborigènes. Même à 1 (30 kilomètres en mer, le Citlaltepetl ou« mont de l’Etoile », que les navigateurs voyaient briller comme uneflamme, au lever et au coucher du soleil, par-dessus les plaines arideset marécageuses de la côte, les invitait d’avance à monter dans les régionséthérées. Ils comprenaient, que sur ces hauteurs, où depuis se sont fondéestant de cités riantes, Orizaba, Gordoba, Jalapa , la nature les sollicitait àfonder une « Nouvelle Espagne ».
Bien distincte des masses continentales, du Nord et du Sud, l’Amérique méditerranéenne est elle-même fragmentée en terres si diverses, que leshabitants, groupés en tribus et en nations différentes, restaient jadis presquecomplètement isolés el n’avaient les uns avec les autres que des commu-nications rares et difficiles. Nulle cohésion ethnique entre ces élémentsdistincts. Les relations de peuple à peuple, les migrations, les remouset les croisements ne se produisaient guère, avant la conquête espa-gnole, que dans la région mexicaine, largement ouverte du côté du nordvers les plaines du Texas , les plateaux el les vallées intermédiaires desRocheuses et le versant californien. Les légendes et les annales mexicainesracontent les exodes de peuples, ^ es ou conquérants, qui se sont
succédé dans la direction du nord au sud, des bords du Colorado cl du rioBravo vers les vallées de la Sierra Madré, les plateaux de l’Anahuac et lesisthmes du sud; mais elles disent aussi quels obstacles les populationsimmigrantes ont rencontrés et comment elles ont dû s'arrêter pendant desdécades ou des siècles, parfois même rebrousser chemin vers les pays d’ori-gine. Aux difficultés de la lutte et de la conquête s’ajoutaient l’àprelé dela roule par-dessus les crêtes de monts transversaux et les différences duclimat, tantôt au passage des forêts, tantôt à la descente vers les terreschaudes du littoral et des isthmes. Tels envahisseurs venus du nord s’ar-rêtaient dans quelque dépression des plateaux mexicains , d'autres pour-suivaient leur route jusqu’à l’isthme de Tehuantepec ou dans le Guatemala ,
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