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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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Au sud des Trois Vierges , une arêle de grès tertiaire, escarpée àl’est, mais s’abaissant en une longue contre-pente vers l’océan l’acilique,se poursuit jusqu’au golfe de la Paz. Le sommet de celle chaîne, que l’oncroirait être, d’après son nom, le dominateur de la péninsule californienne,le Cerro del Gigante ou la Giganta, « la Géante », aurait seulement 1588mètres; la hauteur moyenne de l’arète principale paraît être inférieure à1000 mètres. Quant à l’extrémité méridionale de la presqu’île, au sud dela Paz, elle constitue une sorte d’île granitique et se termine par deuxarêtes parallèles dont l’une aurait, d’après Dexvey, un piton culminant de1800 mètres. Des veines métalliques, or, argent, cuivre, 1er, ont été re-connues dans presque tous les massifs côtiers : l’or domine dans lesschistes de la côte occidentale, tandis qu’on rencontre surtout les mine-rais d'argent dans les porphyres de la côte orientale 1 .

Du reste, si étroite et par conséquent si facilement accessible qu’ellesoit, la « basse » Californie , — expression employée dans le sens deCalifornie du Sud , — est fort peu connue, à cause de son aridité et dumanque de population : la hauteur de ses montagnes n’a guère été mesuréeou évaluée que par des marins. Ce sont également les navigateurs qui ontobservé le contraste des côtes, l’une fort abrupte et rocheuse, celle quebaigne le golfe de Californie , l’autre aux formes plus douces et plus arron-dies, qui s’incline vers les Ilots du Pacifique : elle est en maints endroitsbordée de plages basses, d’îles sablonneuses et de cordons littoraux. Lachaîne rapprochée de la côte orientale dresse ses falaises vers le gouffred’effondrement qui a laissé pénétrer les eaux du large entre le Mexique et la péninsule. Les îles de la côte orientale, disposées suivant un axeparfaitement parallèle aux monts péninsulaires, ont un relief considé-rable : l’une d’elles, Angel de la Guardia, atteint 1515 mètres. Ensemble,les îles riveraines de la Basse-Californie ont une étendue supérieure à cellesde toutes les autres îles du Mexique .

Coupées en droite ligne par la frontière de l’Étal d’Arizona , que l’ondésigne ainsi d’après un petit massif, pris comme borne internationaleentre Tubac l’Américaine et Sanla-Magdalena la Mexicaine, les diverseschaînes que limite au nord la dépression du rio Gila pénètrent dans leterritoire de la Sonora et du Chihuahua en profilant au sud-est leurs crêtesparallèles : c’est l’ensemble des chaînons que l’on embrasse sous l’appel-lation générale de Sierra Madré. Dans la partie médiane, les roches con-sistent surtout en granits et en syénites, mais les formations sédimentaires

E. Guillemin, Archives de la Commission Scientifique du Mexique, toim> IL