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sont aussi représentées par des masses considérables, surtout par un cal-caire carbonifère, renfermant çà et là quelques minces gisements d’anthra-cite. De même que dans les montagnes de la Basse-Californie , les érup-tions de laves ont jailli sur un grand nombre de points, et des coulées depierres revêtent les pentes des monts et les plaines sur de vastes étendues. 11existe même un volcan non complètement éteint, le Pinaeate ( I 050 mètres),qui se dresse, en dehors de la Sierra Madré proprement dite, à une centainede kilomètres à l’est de l’estuaire du Colorado : du milieu d’un immensechamp de laves qui s’est épanché au sud de la montagne s’élèvent quelquescônes secondaires, dont l’un est percé d’une caverne rejetant en abondancedes vapeurs sulfureuses; les Indiens apportent des offrandes au génie dulieu, flèches, coquilles, têtes d’animaux'.
L'altitude moyenne des montagnes de la Sonora est de 1500 mètres,mais quelques-uns des massifs avancés qui se dressent à l’ouest, dans levoisinage de la mer, atteignent une plus grande hauteur, d’autant plustiers qu’ils se montrent de la hase à la cime avec leurs falaises terminales,leurs escarpements et leurs contreforts : tels sont, près de la frontièrearizonienne, les monts de Sonoala, dont un sommet n’a pas moins de 2882mètres; tel est, au sud de la Sonora, le massif des Alamos (1701 mètres)ou des « Peupliers », auquel succèdent, dans le Sinaloa, d’autres groupescôtiers. Eu hiver, ces monts élevés ont des stries de neige à leurs sommets.Les gisements d’argent aurifère sont fort nombreux dans toutes ces mon-tagnes, et leurs liions, très irréguliers, s’entrecroisent en divers sens dansles roches.
Au sud-est de la Sonora, la Sierra Madré s’élève graduellement, tout engardant sa formation géologique et son aspect : un de ses dômes, la Cumbrede Jésus Maria, dans le massif de Tarahumara , dépasse 2500 mètres,et le pic des Frailecitos, près de _ s, atteindrait 5000 mètres.A mesure que les crêtes croissent en hauteur, elles se rapprochent dulittoral et présentent ainsi vers la mer des escarpements plus abrupts : desétangs et des dunes de la côte on voit à l’horizon les hauts sommets quipénètrent dans la zone des nuages. La saillie des hautes croupes et desbnfas ou crêtes déchiquetées se maintient en une chaîne continue à unedistance moyenne d’environ 100 kilomètres de la côte ; plusieurs sommetsy dépassent 5000 mètres; la cumbre Pimal, dans la sierra del Aayarit,s’élève à 5450 mètres. Mais au delà la terrasse du plateau mexicain etles monts qui le dominent perdent dans leur relief toute régularité appa-
1 Alphonse Dinar!, Bulletin de la Société de Géographie, septembre ISSU.
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