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Livre XVII. Indes occidentales.
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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

sur l’œuvre d’assèchement. D’après L. de Belina, ce qui importerait, cen’est pas de drainer la « vallée », c’est au contraire d’en accroître l’hu-midité. Aride, poussiéreuse, sans arhres, la plaine de .Mé.xico sera Bien-tôt changée en désert si toutes les eaux courantes ne sont pas captées àl’issue des hautes vallées pour l’irrigation et si l’on ne s’occupe de reboiserles pentes pour restaurer le climat et régulariser les oscillations annuellesdans le niveau des lacs'.

Le climat général du Mexique est un de ceux qui présentent les plusgrands contrastes dans un étroit espace : la hauteur du sol, l’exposition desversants, la force et la direction des vents, la proportion des pluies modifientle climat normal indiqué par la latitude. Toutefois il est des régions mexi-caines où le climat est uniforme sur de grandes étendues. Ainsi la partieseptentrionale du territoire, limitrophe des Etats-Unis anglo-américains, ade très vastes plaines éloignées de l’Océan, où les ardeurs du jour et del’été succèdent régulièrement aux froids de la nuit et de l’hiver; le climatextrême que l’on observe dans le Grand Ouest américain se prolonge auloin sur tous ces plateaux, caractérisé par une végétation spéciale, celle descactus et des arhres épineux, qui constitue une zone particulière participantà la fois des caractères de deux flores. D’autre part, la région étroite duMexique , à l’isthme de Tehuantepec, appartient en entier à la zone tropi-cale humide, même sur les monts qui séparent les deux versants. Les con-trastes climatiques causés par le relief montagneux ne se produisent engrand que dans la partie centrale du Mexique , sur le plateau d’Anahuac etles deux rampes océaniques. La route de Yera-Cruz à Acapulco par-dessus les chaînes de montagnes est le chemin classique sur lequel onobserve ces oppositions si tranchées de climats.

La zone Basse du littoral comprend à la fois les marécages, les saBlesinfertiles de la côte, les plaines et les premières pentes Bien arrosées où lesarbres feuillus se pressent, unis par les festons des lianes et surmontés parles hampes des palmiers : c’est la tierra caliente, la « terre chaude » outropicale, dont la température dépasse 25 degrés centigrades. Quelques sitesdu littoral mexicain sont en elfet parmi les plus chauds de la Terre : telest par exemple le port de la Paz, qui valut à la Californie ce nom de« Chaude Fournaise » donné par Cortès ! . Au-dessus des zones côtières,

1 lioletin de la Sociedad de Geografm ij de Estadislica, 1880, 1882.

2 Jules Marcou . ouvrage cité.