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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
recherchent également les plages et les forêts rapprochées de la mer. Untrès grand nombre d’ophidiens, inoffensifs ou venimeux, ne se voient quedans les terres de la zone inférieure, et les batraciens y pullulent : on ytrouve la plupart des espèces de crapauds et de salamandres, si nombreuses,qui caractérisent la faune mexicaine. Quant aux poissons des estuaires etdes rivières aflluentes, ils sont représentés par îles espèces très variées,toutes différentes sur les deux versants de l’Atlantique et du Pacifique',mais offrant une certaine équivalence dans leur distribution. Enfin, lesprairies marécageuses et les forêts humides de la terre chaude sont infes-tées par des nuées de maringouins. Le taureau harcelé n’a souvent d’autreressource contre son implacable ennemi que de s’enfoncer dans le limon enlaissant à l’air seulement le bout de son muf'flc, sur lequel vient se percherle charmant oiseau dit le « commandeur », très friand de moustiques : lepesant animal et le gracieux volatile sont ligués contre les redoutables in-sectes 5 .
Les terres tempérées ont aussi leur faune particulière. Certaines espècesde serpents et de tortues ne se montrent que dans cette zone; jusqu’à1500 mètres d’altitude, un des ophidiens communs est le boa imperator,dont l’image divinisée décorait autrefois les temples des Aztèques. Lesrégions du nord, qui continuent les régions du Far West américain en serelevant par degrés vers le plateau d’Anahuac, ont aussi leurs espèces,notamment des lézards, qui ne se retrouvent pas en d’autres parties duMexique . Encore à une époque récente, des voyageurs ont vu des bisons dansles montagnes du Chihuahua ; mais il est certain que cet animal, devenu sirare au Canada et aux Etats-Unis , a cessé d’exister dans les provinces mexi-caines. Froebel assista au défilé d’un troupeau d’antilopes comprenant aumoins un millier d’individus dans le voisinage du lac de Encinillas, aunord-ouest de Chihuahua : la bande dévalait d’une montagne si rapidement,qu’elle semblait raser la terre. L’ours gris de l’Orégon et la brebis sau-vage, poursuivie par trois espèces de coyotes ou loups, par le puma et lejaguar, pénètrent aussi dans le Mexique du nord et la Basse-Californie 1 * 3 . Lasarigue (didelphis virginiana) des États-Unis et la marmotte des prairieshabitent aussi le Mexique . Le pécari (dicotyles ou sus torguatus ) habiteles forêts et dévaste les cultures voisines, fort redouté des indigènes à causede la furie avec laquelle toute une bande de ces animaux se précipite contrele passant; cependant on peut l’apprivoiser. De tous les animaux qui con-
1 Aug. Üuméril, Recherches zoologiques sur la faune de l'Amérique Centrale et du Mexique .
a U. de Saussure : — van Beneden, Die Schmarotzer des Thierreiches.
3 Xântus Janus, Mittheilungen von Petermann, 1801, Ilelt IV.