CIVILISATION DES AZTÈQUES.
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sens purement figuratif ou symbolique, et que déjà, en maintes circon-stances, ces traits étaient employés phonétiquement, de manière à formerune sorte de rébus : c’est ainsi que se lisaient les noms des villes 1 * . Dès lesorigines de la période historique, lesfoltèqnes possédaient de vastes biblio-thèques de ces peintures manuscrites; mais les Aztèques, jaloux, dit-on,de la gloire de leurs prédécesseurs, détruisirent ces documents. A leurtour, les Aztèques furent les victimes du zèle iconoclaste de leurs vain-queurs, et la plupart des manuscrits conservés datent de la lin du seizièmesiècle, époque à laquelle les prêtres, réconciliés avec les restes de la civi-lisation nahua, permettaient à leurs fidèles d’employer de nouveau l'hié-roglyphique traditionnelle. Les manuscrits de cette époque postérieure àla conquête consistent pour la plupart en confessions religieuses, en caté-chismes, en matricules de terrains et en dossiers judiciaires.
L’industrie des ïSahua était très développée, quoiqu’ils n’eussent pasencore atteint l’àge du fer : en fait de métaux ils ne connaissaient que l’or,l’argent, le cuivre, l’étain et le plomb. De très minces lames de cuivre ser-vaient de petite monnaie divisionnaire 5 , de même que des fèves de cacao etune foule d’autres petits objets, différents dans chaque pays. Les instru-ments tranchants étaient fabriqués au moyen d’un alliage de cuivre etd’étain qui ne différait guère de l’acier en dureté 3 ; cependant presque toutesleurs armes étaient encore faites en pierres dures, notamment en éclatsd 'iztli ou d’obsidienne : ce sont aussi des couteaux de cette substance quiétaient employés par les sacrificateurs pour l’égorgement des victimes hu-maines et pour la pratique d’une espèce de circoncision chez les enfants 4 .Les instruments de labourage qui ressemblaient le plus à la charrue d’Eu rope se composaient d’une armature en bois munie de bâtons à pointe decuivre. Les Espagnols furent émerveillés de l’art des ciseleurs de pierresfines et des bijoutiers mexicains, qui excellaient surtout dans l’imitationdes petits animaux et des insectes : les orfèvres d’Europe , disent les chro-niques, auraient été incapables de rivaliser en perfection du travail avecleurs confrères du Nouveau Monde ; il est certain qu’au moins un procédés’est perdu, celui de fabriquer des figurines en or creux consistant enfeuilles minces sans aucune soudure : ces objets, dont les musées n’ontque de rares exemplaires, paraissent inexplicables aux artisans européens .