COCHIMI, PIMA, ÔPATA, A'AQL'I, SERI.
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nommées d’après eux, ont la même vaillance que les Opata, mais ils nel’ont pas mise au service des blancs et se sont fréquemment soulevés.En 1825, après la proclamation de l'indépendance mexicaine, ils procla-mèrent aussi la leur et se déclarèrent libres de tout impôt : depuis cetteépoque, leur territoire est resté d’un accès difficile aux étrangers. Cepen-dant les Yaqui et les Mayo, réunis parfois sous le nom de Cahita, d’après lalangue qu’ils parlent, sont assez peu nombreux, peut-être 20 000. Mal-gré les guerres qu’ils ont été obligés de soutenir contre les blancs, ils sontd’un naturel pacifique et d’une grande énergie au travail. Comme les Ka-byles de l’Algérie , leurs jeunes gens émigrent en foule chaque année pouraller travailler dans les fermes du Sonora ou du Sinaloa, ou dans les villescomme portefaix ou domestiques. Mais loin de la patrie ils gardent l’es-prit de retour, et ceux qui ne sont pas trop éloignés font une visite an-nuelle à leur vallée natale 1 . On les dit excellents musiciens; comme lesTsiganes de Hongrie , ils apprennent, en écoutant les ménétriers de vil-lages, à jouer du violon, de la guitare, de la harpe et font danser les villa-geois pendant les jours de fête.
La nation des Seri, dans l’ile de Tiburon et sur la rive continentale voisine,paraît constituer une sous-race bien distincte, avec quelques autres groupesde familles éparses, connues sous différents noms. Orozco y Berra les assi-mile aux Caraïbes et ne serait pas étonné qu’ils appartinssent à la mêmerace. Ces indigènes, actuellement presque réduits à rien, défendirent leursvallées et leurs plages avec une singulière énergie, et souvent les expéditionsespagnoles contournèrent avec soin le territoire des Seri; on craignait sur-tout leurs flèches empoisonnées. Toute plante vénéneuse était regardéedans ce pays avec superstition et l’on se gardait bien de l’arracher, decrainte d’un malheur ; les enfants portaient au cou un sachet rempli degraines ou de feuilles prises à ces plantes de mort, afin de conjurer ainsile destin et d’écarter les bêtes féroces. Les Seri s’inclinent avec révé-rence devant le soleil, à son lever et à son coucher, et célèbrent unefête à l’apparition de la nouvelle lune. Encore au milieu de ce siècle, ilss’habillaient surtout des peaux cousues de pélican, se peignaient la figureet se perçaient le nez pour y passer des morceaux de pierres vertes, ceschalchihuites si appréciées des anciens Aztèques ! . Ils ne savent pasconstruire de canots, mais au moyen de joncs ils fabriquent de grandsradeaux, sur lesquels cinq hommes peuvent se tenir debout, ramant avecune double pagaye.
1 Guillemin, Archives de la Commission scientifique du Mexique.
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