1RES, HERMUSILLO, LERRO, Gt'AYMAS.
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dans la contrée des inscriptions peintes et quelques ruines préhistoriques,notamment à las Trineheras, près d’Altar; il paraît probable à Bandelierque les indigènes n’avaient pas de temples et célébraient leurs cérémoniesà l’air libre.
Le Bassin du fleuve Vaqui, moins peuplé que celui du rio Sonora, ren-ie rme dans ses hautes vallées quelques bourgs industrieux, tels Oposura etSahuaripa, où les Indiens s’occupent surtout de la fabrication des couver-tures et des colonnades. Oposura, l’ancienne capitale des Opala, a pris ré-cemment le nom de Moctezuma , en souvenir des maîtres antérieurs du sol.D’ailleurs il existe dans les montagnes voisines des ruines nombreuses quitémoignent de l’ancienne importance de ce pays, maintenant presquedésert. Les passages naturels et faciles qui s’ouvrent dans cette partie dela chaîne maîtresse ont permis aux populations immigrantes de se rendresans peine de l’un à l’autre versant 1 . Cette région est une de celles oùles huches ou goitres sont le plus communs dans la population indienne,surtout chez les femmes 2 .
I/Ltat possède un petit port sur le lleuve Colorado , la ville de Lerdo,située près d’un archipel d’îles basses où les Indiens Cocopa recueillentune céréale alimentaire (uniula pahncri) naguère inconnue des botanistes 3 4 .Le port maritime de Guaymas , situé beaucoup plus au sud, est ainsinommé d’une tribu d'indiens de la famille des Pima, qui n'existe plus au-jourd’hui 5 ; la ville première est à une dizaine de kilomètres au nord-est,sur la rive de l’Estero del Raneho, devenu trop peu profond pour les naviresactuels. Guaymas est l’un des meilleurs havres du Mexique , et dans unpays plus populeux et plus riche il n’eût pas manqué de prendre unegrande importance économique; mais toute la zone du littoral est inculte.Le port s’ouvre comme un cratère de volcan entre des montagnes arides;pas un arbre ne croît, pas une goutte d’eau ne jaillit du roc à plusieurslieues à la ronde : les arbrisseaux que l’on voit dans la ville même végè-tent sur des terres apportées des Etats-Unis , et sont arrosés par une eausaumâtre, retirée de puits profonds. Cependant l’excellence du mouillageattire vers Guaymas un nombre croissant de navires, et récemment unchemin de fer a mis cette ville en communication avec Ilermosillo, sesmines et ses champs de céréales, et, par l’Arizona , avec tout le réseau desEtats-Unis. Les négociants de Guaymas expédient du sel marin et une
1 Archives de. In Commission Scientifique du Mexique, tome III.
1 II. G. VYaid, Mexico in 1827.
3 Rerue Scientifique, 14 juin 1800.
4 A. Piuart. mémoire cité; — E. Vigneaux, Tour du Monde, 1802, 1" semestre.
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