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Livre XVII. Indes occidentales.
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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

roche calcaire presque horizontale, offrant exactement l’aspect île la pénin-sule actuelle. Les nombreux écueils ou cayos qui parsèment ce platin caché,l’Alacran, le eayo Arenas, los Triangulos, le cayo Areas, sont des roches decorail semblables à celles qui frangent le littoral de la côte ferme et toutesprésentent leurs colonies de polypiers les plus actives sur le front extérieurtourné vers la boule du large. Le récif de l’Alaeran ou des « Scorpions »est l’écueil où vint se briser en 1511 le navire de Yaldivia et d’où l’équi-page, réfugié sur une c’ ’ j, vint aborder à la côte du Yucatan , prèsdu cap Catoche : deux hommes seulement survécurent, et l’un, Geronimode Aguilar, devint l’interprète de Cortès lors de la conquête du Mexique .Le cayo Arenas, situé près de l’angle nord-occidental du banc, est forméde quelques îlots recouverts de guano par des tourbillons d’oiseaux. Uèsl’année 1854, des industriels mexicains exploitaient ces couches d’engrais,puis des Américains du Nord s’y établirent à leur tour, prétendant autitre de « premiers occupants » et revendiquant la cave comme une pos-session de leur République . Cette prétention bizarre à l’occupation d’unbanc qui se trouve d’une manière évidente dans les eaux yucatèques donnalieu à de longues discussions diplomatiques’.

L’hydrographie fluviale du Mexique oriental présente dans le Chiapas etle Yucatan un contraste analogue à celui du relief : d’un côté l’eau coule ensurabondance à la surface du sol, de l'autre il faut la chercher dans la pro-fondeur des roches. A l’est de la rivière Tonala , qui forme limite entre lesEtats de Yera-Cruz et de Tahasco, tout le versant de l’Atlantique jusqu’à lapéninsule du Yucatan appartient aux deux bassins unis du Grijalva et del’iîsumaeinta, fleuves qui naissent sur les hautes terres guatémaltèques,descendant de sources voisines pour aller se rejoindre à l'embouchuremême. Le Grijalva, qui change plusieurs fois de nom dans le vaste circuit deson courant, a ses sources maîtresses dans la province de Huehuetenango etcette ville même est arrosée par un des gaves du bassin supérieur. En en-trant sur territoire mexicain il s’unit successivement en un faible espace àla plupart de ses hauts aflluenls, et, déjà large, prend le nom de rio Grandeou celui de Cliiapa, comme la ville qui s’est bâtie sur ses bords. Dans cettepartie de son cours, le fleuve, fort incliné, descend en rapides et en cas-cades; même, près de Chiapa, il s’engouffre dans une galerie de rochers,d’où il s’échappe à un niveau très inférieur. Devenu navigable, il décritune grande courbe vers l’ouest sous le nom de rio Mezealapa ; puis, arrivédans les plaines basses, à peine élevées de quelques mètres au-dessus de la

Bolctin de la Sociedad de Geografia ij Estadistira de la republiai Mexicana. 1888.