MAYA.
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maya pour s’entretenir avec les indigènes ou maceguales ( mazehuall ).En d’autres temps, les colons européens n’auraient pas manqué de seldndre graduellement dans la population maya; toutefois les communica-tions avec les civilisés du dehors ont sauvé de la disparition l’élément espa-gnol et l’on ne saurait douter que tôt ou tard les écoles, les journaux etles livres ne finissent par faire entier tous les \ucatèques dans le mondede la culture hispano-américaine, car l’amour de l’instruction est beau-coup plus répandu dans le ïucatan que dans la plupart des autres pro-vinces mexicaines. Les Espagnols et les métis sont représentés surtout dansles villes et dans les parties méridionales du Chiapas , où passent les voiesles plus fréquentées entre le Mexique et le Guatemala . La race métisséedes Espagnols et des Maya est l’une des plus belles de l’Amérique , par lesfemmes surtout. Ce qu’elle a de plus remarquable est que le type indiende la ligure se conserve de génération en génération : si blanche quedevienne la peau, le métis yueatèque garde toujours des traits maya, queles observateurs peuvent reconnaître d’emblée '.
Le domaine de la langue maya, auquel il faut ajouter aussi le territoiredes lluaxtèques, dans l’État de Yera-Cruz, s’étend bien au delà des fron-tières du \ucalan : il comprend presque tout l’État de Tabasco , une partiedu Chiapas et, en surface, une moitié du Guatemala . D’après leurs proprestraditions, les Maya seraient venus dans le Yucatan de directions opposées,de l’ouest et de l’est, du continent et de la mer* : un dieu leur avait ouvertun chemin à travers les Ilots. 11 est certain qu’ils connaissaient l’art de lanavigation; même ils avaient des navires pontés, probablement à voiles".Des voyages, voulus ou involontaires, eurent lieu fréquemment entre Filede Cuba et le Yucatan : c’est par cette voie, pense Orozco y Berra, quedes populations originaires de l’Amérique du Nord se seraient renduespar longues étapes de la Floride à Cuba et de cette île dans la péninsuleyueatèque ‘. Quoi qu’il en soit, les Maya, une fois établis dans le Yucatan ,en restèrent longtemps les possesseurs paisibles, car dans cette région,située en dehors de la route normale des migrations, qui longeait au sudla côte du Pacifique, ils n’avaient rien à craindre des conquérants. L’empiredes Aztèques , au temps de sa plus grande extension, ne louchait au paysdes Maya que par son extrémité sud-orientale, et le Yucatan , où vivait lapartie la plus policée de la nation, leur était presque entièrement inconnu.