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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

à tous les travaux de sellerie, de corroierie, de passementerie, si appré-ciés par les élégants cavaliers du Mexique : le costume complet, ycompris le harnachement du cheval, vaut des milliers de francs. Toutes lesgrandes industries européennes,' même celles qui exigent la connaissanceapprofondie des procédés scientifiques, aident également à transformerles conditions économiques de la contrée. En outre, une foule de petitesindustries locales existent encore; c’est ainsi que dans le Michoacan les In-diens fabriquent de ces ouvrages en plumes que les conquérants espagnolsadmirèrent dans les palais de Montezuma, et les femmes mixtèques tissenttoujours des étoffes d’une soie rude au toucher, mais très solide et fortappréciée par les indigènes, avec les cocons d’une espèce indigène de bom-byx. La céramique n’a guère changé depuis la conquête dans la plupart desprovinces. Les Indiens sont en général d’excellents ouvriers de fabrique,aussi patients, aussi méthodiques, aussi réguliers dans leur marche queles machines qu’ils servent. Cependant ils ne manquent point de l’initia-tive nécessaire quand le travail l’exige. Ils ont un talent remarquable pourle dessin et le modelage, copient sans peine tous les objets qu’on leur pré-sente et pétrissent la cire avec une singulière habileté. On retrouve en euxle génie de leurs ancêtres qui sculptaient les façades des temples, taillaientles hiéroglyphes, dessinaient et peignaient les caries de la contrée.

L’accroissement de la culture et l’utilisation plus savante et plus activedes produits ont dù par contre-coup augmenter rapidement le commerce duMexique. Au commencement du siècle, sous le régime espagnol , le mouve-ment annuel des échanges, qui se faisait en entier par \era-Cruz, étaitd’environ 200 millions de francs. Maintenant plus que doublé et mêmetriplé en 1800, il dépasse un demi-milliard, et les métaux précieux, quicomprenaient naguère les sept huitièmes de l’exportation, oscillent desdeux tiers à la moitié 1 . Les bois de teinture et autres contribuent pour uneforte part au commerce d’exportation; de même les peaux et les cuirs,ainsi que les denrées coloniales, café, vanille, tabac, caoutchouc, sucre,indigo. Le Mexique exporte aussi des fruits en abondance aux Etats-l nis,mais tous les objets manufacturés restent dans le pays : l’industrie n’a pasencore une importance assez grande et ne s’est pas assez spécialisée pour

' Exportation du Mexique en 1889 :

Métaux précieux. 190 013 700 francs.

Rois, cueillettes, produits agricoles. . 106 805 740 »

Ensemble.290 879 440 francs.

Importation en 1887.201 261 375 »