300
NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
des industries prospères du Mexique , principalement dans la « zone libre»,sur la frontière des Etats-Unis , où 850 douaniers, répartis sur une lignede ‘2700 kilomètres, — un homme par 5 kilomètres,— sont censés sur-veiller tous les échanges. Quelques objets, considérés comme utiles audéveloppement industriel ou scientifique de la contrée, entrent en fran-chise. En 1880, vingt-quatre [torts seulement étaient ouverts au commerceétranger, sans compter les « ports de terre » sur les deux frontières dunord et du sud. Ces postes du Mexique ne peuvent manquer de s’ac-croître en proportion du mouvement des échanges et suivant les néces-sités des compagnies de navigation qui cherchent du fret et des lieuxd’accès facile en longeant les côtes. Quelques-uns des havres les mieuxabrités, désignés d’avance comme points terminaux des voies ferrées inter-océaniques, sont fermés aux échanges avec l’étranger, les campagnes desalentours étant encore presque inhabitées : tels sont les [torts de Topolo-bampo dans le Sinaloa, et de Sihuanlanejo dans le Guerrero . En 1889,douze lignes régulières de bateaux à vapeur louchaient aux ports duMexique, six en relations directes avec l’Europe, les Antilles ou les Etats-Unis de l’est, deux en rapport avec la Californie et quatre desservant les[torts du littoral. Ee commerce par voie des vapeurs représente près de lamoitié des échanges de la République , quoique les navires à voiles, bat-tant [tour la plupart pavillon national, soient quatre fois [tins nombreux([ue les bateaux à vapeur dans le mouvement, des ports 1 . Le cabotage estexclusivement réservé aux navires mexicains.
Le Mexique est resté un quart de siècle en retard sur les pays civilisésde l'Europe occidentale pour la construction des chemins de fer. La pre-mière voie ferrée, établie en 1850, unissait Yera-Cruz à un faubourg;en 1857, une autre ligne, entre México et le pèlerinage de la Guadalupe,fut même bien plus objet de curiosité, servant à l’amusement des gensde la capitale, qu’un moyen de communication ayant une réelle utilitécommerciale. Mais quand la tentative de restauration monarchique eutéchoué et que la République Mexicaine eut définitivement reconquis son
1 Mouvement de la navigation dans les ports mexicains en 1888 :
Entrées. 5 448 navires, jaugeant I 04a 104 tonnes.
Sorties. à 203 » » 1 890 500 »