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Livre XVII. Indes occidentales.
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.NOUVELLE GÉOGRAPIIIE UNIVERSELLE.

nion publique n’a pas encore complètement sanctionné ces lois. D’ailleurson ne peut indiquer d’une manière précise le nombre des enfants qui fré-quentent l’école, les gouverneurs des Etats n’ayant pas tous le soin detransmettre régulièrement les rapports annuels à l’administration fédérale.Du moins peut-on constater que de décade en décade les progrès sontgrands : c’est à peu près à la vingtième partie de la population mexicaineque l’on évalue les écoliers et les écolières, celles-ci de moitié moins nom-breuses 1 ; Querétaro, Guanajuato et Chiapas sont les Etats où le nombredes gens sans aucune instruction est le plus considérable. Dans presquetoutes les villes l’enseignement primaire est à la charge des municipalités ;cependant un certain nombre d’établissements ont été fondés soit par lesEtats, soit par le gouvernement central ou par des sociétés particulières.Les cours des hautes écoles sont fréquentés par plus de trois mille étu-diants. Quelques villes possèdent des lycées de jeunes filles. Mais dansles districts écartés il reste beaucoup à faire, surtout parmi les popula-tions indiennes : encore en 1874, deux sorciers, une mère et son fils,furent brûlés dans un village de l’Etat de Yera-Cruz comme coupablesd’avoir fait périr un jeune homme par envoûtement. Quant au brigan-dage, il a dû naturellement disparaître depuis que les chemins de fer etles télégraphes sillonnent la contrée : les voleurs de grands chemins ontpris d’autres industries. Le temps n’est plus où les chefs de bandes aver-tissaient les voyageurs, par affiches posées dans les carrefours de México ,d’avoir à se munir d’argent, sous peine d’être hàtonnés ou de perdrele nez ou les oreilles.

Le goût de la lecture n’est pas encore très répandu, les bibliothèques sontpauvres et clairsemées, quoique la littérature scientifique des Mexicains aitdéjà pris une valeur sérieuse et qu’elle comprenne des œuvres capitales,marchant de pair avec l’admirable entreprise cartographique, supérieureaux travaux similaires des États-Unis , qui nous donnera, en des milliersde feuilles, toute la topographie du Mexique . La littérature populaire secompose principalement de journaux, qui se publiaient, à la fin de l’année1888, au nombre de 585, dont 120 dans le seul district fédéral. En1852, l’ensemble des publications ne comprenait que 60 journaux. LeMexique est une des contrées de l’Amérique espagnole où se parle le meil-leur castillan.

1 Statistique approximative des écoles du Mexique en 1888 :

Écoles de garçons. 8 027, avec 593 142 élèves.

» de filles. 2 G99 » 150 855 »

Ensemble. , . 10 720, avec 545 977 élèves.