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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
la côte basse : le port ne peut recevoir que des navires d’un faible tirantd’eau ; en outre, il est exposé aux vents d’est, mais la houle est briséepar les îlots riverains et les récifs du large. Un fort, bâti au ras de l’eau,défend la passe.
Pour l’alimentation de ses habitants, Belize n’a que les poissons et lescoquillages de la mer voisine, car les cultures sont presque impossiblesdans les terrains inondés des alentours; jadis presque tous les appro-visionnements venaient de Bacalar, dans le 4ucatan, par la baie de Chetu-mal ; mais depuis la ruine de celte ville les importations de vivres se fontde divers points du littoral, et surtout des États-Unis par le golfe duMexique. Belize , quoique entourée d’eau, 11 e peut même en puiser dans leMopan : ce sont des citernes qui la lui fournissent. Mais à l’époque où lesforêts voisines étaient riches en beaux troncs d’acajou, de campéehe et decèdre, faciles à transporter sous forme de radeaux, les inconvénientsde la position n’empêchaient pas la population bélizienne de s’enrichir.Maintenant la rareté des bois de belles dimensions a forcé les habitants,en grande majorité noirs et hommes de couleur, à changer d’industrie :le commerce de Belize consiste principalement dans l’importation desdenrées et marchandises des États-Unis et de la Grande-Bretagne, qui serépartissent ensuit»; dans les ports atlantiques du Guatemala et du Hon-duras. Un bateau à vapeur qui va et vient entre la Nouvelle-Orléans etBelize est l’intermédiaire le plus actif de ce commerce; l’exportation con-siste surtout en fruits 1 .
La population urbaine, qui dépassait 1080(J habitants en 1844, n’étaitplus que de 5800 personnes en 1887, et quand des communications directesplus fréquentes s’établiront entre les ports de l’Amérique Centrale et ceuxde l’Europe et des États-Unis, Belize ne manquera pas de diminuer encore,à moins que les plantations de cannes à sucre, de eafiers, de bananiers,d’orangers, d’arbres à caoutchouc, de henequen deviennent plus nom-breuses, que des parcs à bétail s’établissent sur les terres sèches de l’inté-rieur, et que des routes ou chemins de fer se dirigent du district de Petén et du Yucatan vers le port britannique 5 . Mais pareil avenir paraît encore
1 Mouvement commercial de la colonie de Belize en 1888 :
Importations. 5 161 230 francs.
Exportations. 3 323 000 )>
Ensemble. . . 10 486 230 francs, dont 4 823 430 fr. avec la Grande-Bretagne.
Mouvement du port : 235 132 tonnes, dont 183 464 avec la Grande-Bretagne.
s Terrains cultivés de la colonie en 1887 : 17 840 hectares.
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