540
N° 77. - VOLCAN UE PACAYA.
Ouest de farl
sur une terrasse voisine s’ouvrent deux autres cratères, dont l’un ren-ferme un lac d’eau pure : c’est la caldera ou la « chaudière » des indi-gènes; l’autre laisse échapper encore de légères vapeurs. C’est en loin»,d’après la tradition, que le piton fumant du Pacaya lit éruption, et depuiscette époque il a toujourslancé des cendres ou des fu-mées ou répandu des laves;pendant- la dernière moitié dudix-septième siècle, les érup-tions se succédaient presqueincessamment : nul des vol-cans guatémaltèques ne reposesur un foyer plus bouillonnant.
Les autres monts ignivomesdu Guatemala , dans la partieorientale du territoire, n’ontpas eu d’éruptions récentes. Ilen existe deux à une petite dis-tance à l’est du Pacaya, au-dessus du village de Cerro-Redondo ou « Mont-Rond »,qui a pris l’appellation del’une des deux buttes. Plusloin, se montre un autre vol-can, que signalent simple-ment les voyageurs ; puis unecrevasse transversale coupe àangle droit la chaîne normaledes volcans et se prolonge dusud-ouest au nord-est sur unelongueur de plus de 100 kilo-mètres. Elle commence, non
loin de la ruer, par le piton de Moyuta ou Moyutla, situé bien au sud del’axe principal, et se prolonge de l’autre côté par l’Amayo, le Cuma ou Co-luma, le Santa-Catarina ou Suchitepeque, l’Ipala, le pic le plus élevé (10(30mètres) de cette rangée transversale : sur un des versants de l’ipala, quiporte un lac dans son cratère 1 , se greffe un autre cône d’éruption, le monte
32'w
Ouest de Greenwich 90 ° 30
D’après Dollfus et de Mont-Serrat.
1 : JoOOOO
C. Perron.
1 G. Iiornouilli, MiUhcilutigen von Peterniann, 1874. Ht'ft VIII.