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en petit le même procédé que celui des sauniers sur les côtes méditerra-néennes et atlantiques. La principale saline de la contrée est maintenantcelle de la Magdalena, établie à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Sacapulas, île l’autre côté de hauteurs escarpées : deux puissantessources, dont l’une donne 120 litres à la seconde et contient A pour 100de sel pur, s’y élancent de la base d’une montagne, complètement dé-boisée depuis la construction de l’usine; chaque jour on en extraittrois tonnes de sel. Les Indiens avaient été de tout temps les propriétairesindivis de ces sources, mais le concessionnaire a chassé de la plaine tousles indigènes autres que ses ouvriers, en brisant leurs jarres à coups defusil*. Des tombelles qui se pressent dans les environs prouvent que lacontrée était populeuse autrefois; elle est de nos jours presque abandonnée,quoique Sacapulas soit toujours un lieu de passage important pour lesmarchands qui vont en caravanes des Altos dans le Yera-Paz. Au nordde la Magdalena, il n’existe, dans la sierra de Aebaj, que trois villagesd’indiens à demi soumis, constituant la peuplade maya des Ixil, distinctepar la langue des autres Guatémaltèques. Le village de San-Miguel llspan-tan, situé plus à l’est, dans une vallée tributaire du Chixoy, formait aussiune enclave glossologique, dont la langue ne diffère d’ailleurs que peu duquiclié.
Salamâ, le chef-lieu du département de Baja Yera-Paz, est égalementsituée dans le bassin du haut Usumacinta, sur un affluent oriental duChixoy, à 871 mètres au-dessus de la mer : la ville est donc en pleine zonede cultures tropicales. Le bourg de San-Gerônimo, ancien établissementdes Dominicains qui se trouve à quelques kilomètres à l’est, est devenu lecentre d’une des plus importantes plantations de cannes à sucre et, malgréla difficulté des communications, ses produits sont exportés au loin. Desvignobles, récemment plantés aux alentours de Salamâ, ont réussi. Cetterégion du Yera-Paz, qui fut le « pays de la Guerre » pendant plusieursannées après l’arrivée des Espagnols dans la contrée, a de nombreusesruines. Des villes jadis puissantes ne sont plus que des amas de décombresenfouis sous la végétation. Au-dessus de San-Gerônimo, le Pueblo Yiejoou « Yieux Bourg » est la ville antique de Xubabal. Le village de Rabi-nal est situé plus à l’ouest, sur une rivière affluente du Chixoy, entre lesplantations de bananiers, d’orangers, de cannes à sucre, qui recouvrentd’anciennes buttes funéraires*; au nord se voient les restes d’une forteresse,
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