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Livre XVII. Indes occidentales.
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.\orVKLLE GÉOGRAPHIE l'MVEUSELLE.

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et à une dizaine de kilomètres an nord-ouest les déliris do Xim-Pokommi « Grande Tuffière », qui fut une capitale des Pokoman et que la lé-gende dit avoir eu cent mille habitants, se profilent au sommet d’une col-line sur un espace considérable. Le pokoman ou parler de Xim-Pokom'n’est plus la langue du pays : il a été refoulé vers l’est par le quiehé,l’idiome des populations qui, avant l’arrivée des Espagnols, avaient gra-duellement conquis la prépondérance politique. Sur presque toutes leshauteurs du pays de Rabinal se dressent d’anciens châteaux forts, enva-his maintenant par les herbes folles, et vis-à-vis du confluent des rivièresHahinal et Chixoy, dans la vallée du Pakalah, s’étagent les plus bellesruines de la Yera-Paz, les temples, les palais et les forts de Cahuinal. C’esjà Hahinal que brasseur de Bourbourg a trouvé le drame quiehé de Zalioh-tun, qui est un des restes les plus précieux de la littérature guatémaltèque .Le gros bourg de Santa-Catarina Istlàvacan ou « Pied-de-Femme », situédans la partie orientale des Altos, a également fourni au voyageur Schcrzerde curieuses légendes, des prières et des chants antiques.

Quoique très élevées encore, les villes qui se succèdent sur les plateauxet les montagnes, à l’est de Quezallenango et de Totonicapam, no sont pasconsidérées comme appartenant à la région des Altos ou des « Hauts ».Sololà, qui a donné son nom à l’un des départements de la République ,est située à "2146 mètres, sur une terrasse de débris porphyriques recou-verte d’argiles jaunâtres et coupée à pic du coté du lac d’Atitlan par unefalaise d'une hauteur verticale de près de 600 mètres; à droite, à gauche,deux ravins profonds font du socle de Sololà un superbe promontoire rat-taché seulement du côté septentrional au reste du plateau. En avançantau delà des dernières maisons de Sololà , on arrive au bord de cesmurailles composées de rochers et de blocs empilés, que relient un cimentargileux sans consistance apparente : il semble que l’immense ruine vas’écrouler dans le lac bleu, limité de tous côtés, au nord par de brusquesfalaises, au sud par les pentes douces et verdoyantes remontant en unesuccession de courbes gracieuses vers le cône de l’Atitlan. Un sentier,taillé en contours anguleux dans les tufs et les rochers de l'escarpement,descend de Sololà au bord du lac et au village riverain de Panajachel ,d'après lequel le bassin lacustre est quelquefois désigné; un ruisseau,sortant d’une étroite fissure ouverte dans le plateau, vient s’y déverser dansle lac Atitlan*.

1 Brasseur de Bourbourg , ouvrage cité.

5 A. Poil lus et E. de Mont-Serml, ouvrage cité.