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qui sc trouve dans la région du nord comprise entre le Lempa et leSumpul, est aussi construite à distance de la vallée maîtresse. Quant auprincipal lieu de passage, la Barca, ce n'est qu’un hameau de batelierspour le service du bac qui transporte les voyageurs.
A l’est du Lempa, la plus l'orte agglomération d'habitants est le grosbourg de Cbinameca, peuplé de métis et d’indiens qui s’occupent surtoutde culture et de jardinage sur les pentes septentrionales du volcan de mêmenom, portant aussi des ruines anciennes, comme le San-Yicenle. Malgréle nombre de ses habitants, Cbinameca est considérée comme d’ordreinférieur à la ville de San-Miguel, où les blancs et les ladinos constituentl’ensemble de la population. San-Miguel est la ville policée, et ses appro-visionnements de toute espèce lui sont apportés en grande partie par lestravailleurs indiens de Cbinameca. Elle doit en outre une importancespéciale à ses foires, les plus fameuses du Salvador : on y vient de toutel’Amérique Centrale et du Mexique ; les prix de San-Miguel règlent le coursdes denrées sur les autres marchés de la République . Malheureusementla ville est une des moins salubres du Salvador .
L’escale maritime de San-Miguel, la Union, n’est pas située, comme lesautres ports du Salvador , sur la côte méridionale, mais sur un des petitsgolfes qui se ramifient à l’ouest de la baie de Fonseca. Son port n’est quel’un des havres de ce vaste ensemble d’abris que forment le golfe etses archipels. Il s’ouvre à l’extrémité d’une baie secondaire qui pénètredans l’intérieur du Salvador , sur le revers septentrional du volcan de Con-chagua; le fleuve Goascoran et d’autres rivières viennent se jeter dans labaie. Les navires peuvent y mouiller en toute sûreté, mais à 2 kilomètresde la côte : à marée basse, une plage de vase molle s’étend au loin dansla mer. La Union eut jadis une plus grande importance commerciale, toutle mouvement des échanges avec le Honduras et le Salvador oriental ayantdû converger vers ce port : il n’en est plus ainsi, mais la Union est tou-jours indiquée comme le point d’attache pour les communications entre labaie de Fonseca et la vallée du rio Lempa’.
Malgré les guerres extérieures, les dissensions civiles, les compétitionsdes candidats au pouvoir, le Salvador est une contrée prospère, ainsi qu’entémoigne l’accroissement rapide de sa population, sans le concours desimmigrants : quelques commerçants sont les seuls étrangers qui viennent
1 Mouvement des échanges à la Union en 1888 : 7 556 000 francs.