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Barbara et divers émissaires du grand lac \ojoa; du sud, c’est-à-dire duseuil de Coinayagua, vient le Ilumuya, qui peut être considéré commela branche maîtresse, non par la masse liquide, mais par la direction géné-rale de la vallée; de l’est accourt le Sulaco.
Le lac de Yojoa ou de Taulebé, dont le trop-plein contribue à faire del’Lliia un fleuve majestueux, a la forme d’une vallée de montagnes, et serecourbe en croissant du sud au nord : c’est un bohon ou une « poche »comme beaucoup d’autres combes des hautes régions du Honduras , en-touré de tous les côtés par des roches calcaires. Les autres poches du Hon-duras se sont vidées, mais le lac de Yojoa subsiste encore. Edwards le dittrès profond, tandis que d’après d’autres écrivains il aurait seulement de0 à 7 mètres d’eau vers le milieu'; du moins l’écart est-il considérableentre les deux niveaux, de l’hivernage et des maigres. Dans la saison dessécheresses, le Yojoa n’a point d’effluent visible; mais que les eaux de pluieen exhaussent la nappe, la rivière Jaitique s’échappe par l'extrémité sud-orientale du lacet s’écoule dans le rio Santa-Barbara. Ce n’est pas tout :d’autres effluents s’engouffrent dans les béloirs ou pozos des prairies rive-raines et, passant sous les calcaires bleus fossilifères du cirque de rochers,reparaissent de l’autre côté pour former des ruisseaux tributaires du Santa-Barbara. D’après Stanton et Edwards, il n’y aurait pas, outre le Jaitique,moins de neuf courants souterrains apportant à la mer par l’L’lüa l’excé-dent liquide des eaux versées au lac Yojoa pendant la saison des pluies*.Situé à une altitude qui dépasse 600 mètres, le lac Yojoa ne pourrait êtreque difficilement rattaché à un réseau de navigation, mais tout le bas Lliiapeut recevoir des barques et des petits bateaux à vapeur ; pendant lescrues ils remonteraient même jusqu’au confluent du Sulaco. A son em-bouchure, qui s’avance au loin dans la mer entre deux lèvres d’alluvions,FUliia n’a guère plus d’un mètre d’eau sur la barre et les navires de merdoivent mouiller au large; des barques seules vont chercher les trainsde bois que l’on a formés en amont du seuil. Quand soufflent les nurtes,les embarcations sont dans le plus grand péril.
A l’est de l’Eliia et de la large plaine basse de Sula, qui paraît être ungolfe comblé, quelques rivières, fort courtes, descendent des montagnes deCongrehoy : on ne retrouve de cours d’eau abondants qu’au delà du capHonduras ou Punla Caxinas, déjà relevé par Colomb . La rivière Aguan ourio Romano débouche dans la mer par deux courants plus accessibles que