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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

autrefois partie de la province du Nicaragua : la limite naturelle entre lesdeux contrées était le golfe de Nicoya. Mais dans les premières années dei , les dissensions _ s devinrent si ardentes au Nicara-

gua que les deux districts sud-occidentaux demandèrent au gouvernementde l'Amérique Centrale leur annexion au Costa-liica jusqu’à ce, que l’ordrefût rétabli. J.'annexion se lit, et, de par la volonté des habitants, elle aété maintenue, puis reconnue officiellement par traité entre les deuxrépubliques limitrophes.

Mais de l’autre côté de l’isthme, dans le bassin du San-Juan, le conflitdevint plus grave, car le fleuve est une voie naturelle pour le commerce del’une et l'autre république, et toute ligne de partage qui eût fermé auCosta-Rica cette porte de son domaine aurait profondément lésé ses intérêts.Le traité de 1858, ratifié en 1888 par une décision arbitrale du présidentdes Etats-Unis , règle celte question. Il donne la rive droite du fleuve à larépublique méridionale, de l'embouchure du San-Juan jusqu’à 5 milles(5 kilomètres et demi) en aval des fortilicalions du Castillo, puis contournece fort à 8 milles au sud et à l’est, et longe toutes les courbes du fleuveet du lac de Nicaragua à 2 milles de distance jusqu’à l’embouchure du riode la Flor, qui s’unit au Pacifique à une petite distance au nord de la haiede Salinas.

Du côté de la Colombie, les différends ont eu moins de gravité, le Costa-Rica n’ayant dans les régions débattues aucun intérêt majeur, puisque sescolons les plus avancés restent bien en deçà de la marche débattue. Ausud, sur le Pacifique, le long promontoire dit Punta Rurica indique nette-ment la frontière, tandis qu’au nord, sur la mer des Caraïbes, le Costa-Rica revendique la baie de Chiriqui et ses îles, y compris l’Escudo de Veragua,au large des côtes; de son côté, la Colombie embrasse dans son domainetoute la baie de Chiriqui et même celle del Almiranle, jusqu’à la Roeadel Drago ou « Douche du Dragon ». La question est soumise à l’arhi-trage de l’Espagne , mais les archives diplomatiques ont moins d’impor-tance en pareille matière que le vœu des habitants : les résidents duterritoire contesté se réclament de la nation colombienne, tandis que plusau nord ils sont Costa-Ricains et Nicaraguiens.

Le Costa-Rica , pris dans son ensemble, peut être considéré comme unehaute terrasse dominant la dépression dans laquelle se sont déposées leseaux du lac de Nicaragua . Immédiatement au sud de ce vaste bassin lesmontagnes se redressent d’étage en étage jusqu’au faîte de la cordillère vol-canique alignée du nord-ouest au sud-est. A moins d’une trentaine de kilo-mètres au sud de l’étroit des terres situé entre la baie de Salinas et le lac