CHAPITRE VI
MÉDITERRANÉE AMÉRICAINE
GOLFE DU MEXIQUE ET MEU DES ANTILLES.
Beaucoup plus largement ouverte au Ilot de l’Océan que la .Méditerranéed’entre Europe et Afrique , celle qui sépare les deux continents américains11 ’en est pas moins un bassin maritime bien limité et présentant un régimedistinct, un ensemble de phénomènes qui en font une région naturelle à lasurface de la planète. La ligne de partage entre la mer intérieure duNouveau Monde et l’océan Atlantique est même beaucoup plus nette qu’elle11 e le paraît au premier abord, car les îles qui arrondissent leur hémicycleau devant de la mer des Antilles et celles qui barrent en grande partiel’entrée du golfe du Mexique reposent sur un accore sous-marin dontles pentes s’abaissent brusquement dans l’Atlantique à des profondeursdépassant 4000 mètres. Les Bahama, les Petites Antilles sont les plateauxou les pitons émergés des bancs, ou du moins des socles qui s’élèvent entreileux abîmes. Les seuls passages de 1000 mètres en profondeur qui fassentcommuniquer les eaux de l’Atlantique et de la méditerranée Américaine sont le détroit qui serpente entre les deux grandes îles de Cuba et d’Haïti etquelques portes ménagées dans la chaîne des Petites Antilles .
L’ensemble des eaux intérieures se divise naturellement en deux bassinsdont la péninsule de Yucatan et Cuba marquent les limites : ce sont legolfe du Mexique et la mer des Caraïbes ou des Antilles . Mais chacun de cesdeux bassins est lui-même subdivisé en deux parties distinctes. Le golfedu Mexique , si remarquable par la régularité de ses contours et la formeégale de son lit, a pour parvis extérieur la mer triangulaire comprise entreCuba, la presqu’île de Floride , les îles et les bancs de Bahama. De même,la mer des Antilles , terminée au sud-est par le vaste amphithéâtre ovale,aux eaux profondes, que décrivent les rivages de la Jamaïque , d’IIaïti,Puerto-Rico, les Petites Antilles et la Côte-Ferme du Venezuela, va rejoindre