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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

grottes les plus visitées de Cuba sont celles du monte Libano ou montsLiban , creusées au nord de Guanlânamo dans une paroi de la péninsuleorientale : il existe aussi près du cap Maisi, à la pointe même de l’ile, unecaverne fameuse dans laquelle on a découvert des ossements.

Les lleuves de Cuba , presque tous d’un faible cours et d’un étroitbassin, sont relativement abondants. Le plus fort, le Cauto, profite de lavallée longitudinale que lui offre la sierra Maestra, pour se développer aunord de celte chaîne et réunir dans son lit de nombreux affluents qui luiviennent des montagnes du nord et du sud. La longueur de son cours, dela sierra del Cobre à la baie de Manzanillo, est évaluée à 212 kilomètres,et près de la moitié de cet espace est navigable pour les petites embarcations;des navires de 50 tonneaux remontent le fleuve jusqu’au village de Cauto,dit « Embarcadero ». Dans son cours inférieur il se divise en deux bran-ches principales et, pendant les crues, en plusieurs bayous qui parcourentles terres basses apportées antérieurement par les eaux : les alluvions sesont même déposées dans la mer en une longue péninsule marécageuse qui partage le golfe en deux baies secondaires. Au seizième siècle, la barreétait, dit-on, beaucoup moins saillante qu’elle ne l’est aujourd’hui, et lecommerce était fort actif sur le bas du fleuve; mais en 1616 une grandeinondation la déplaça, et la bouche fluviale fut complètement fermée :trente-trois embarcations emprisonnées furent abandonnées par les marins,et de nombreuses familles, ruinées par la cessation du commerce, émigrè-rent à la Havane’. Au milieu de ce siècle on retira des vases du Cauto lescanons d’un navire de haut bord qui s’y était enlisé lors de la fatale inon-dation.

Les autres rivières de Cuba , même les deux cours d’eau les plus connusde la cote septentrionale, Sagua la Grande et Sagua la Chica,sont beaucoupmoins abondantes que le Cauto, mais il en est plusieurs de remarquablespar leurs cascades, par leur cours souterrain, leurs rejaillissements ou leursestuaires. Toutes n’atteignent pas la mer : il en est qui se perdent en desmarécages où les eaux douces se confondent avec les eaux salées. C’est prin-cipalement le long de la rive du sud que les marais sont le plus vastes :la grande cienaga de Zapata, au sud du district de Matanzas, borde le littoralsur un espace de plus d’une centaine de kilomètres entre les deux baies ouensenadas de la Broa et de Cochinos. Cette vaste étendue dépasse à peine leniveau de la mer, mais quoique presque horizontale, elle présente degrandesdifférences d’aspect; des cordons littoraux y sont formés de sables qui

1 Miguel Rodriguez-Ferrer, ouvrage cité,