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(antes: aussi la ville a-t-elle pu se rendre commercialement indépendante dela Havane, et trafiquer directement avec le monde entier, surtout avec lesEtats-Unis : de toutes les cités albanaises, Matanzas est celle dont la popu-lation a le caractère le plus entreprenant, le plus influencé par l’exempledes Américains du Nord. Malheureusement, le port proprement dit est engrande partie obstrué par les alluvions, et les navires d’un fort tirant d’eaudoivent mouiller au large dans la rade. Près de Matanzas , comme à la
N° 149. - MATANZAS.
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Havane et sur d’autres points de la côte, on a utilisé les grottes ouvertesau pied des falaises pour en faire de délicieuses piscines : les voûtes durocher protègent les baigneurs contre le soleil, et des grillages placés àl’entrée arrêtent les requins, sans retarder ou briser les vagues écumantesqui se déroulent en grondant sous les galeries profondes.
A l’est de Matanzas , une ville nouvelle, fondée en 1828, Cardenas, s’estrapidement accrue et, comme Matanzas , est entrée en relation directeavec les ports étrangers pour l’exportation des sucres et des mélasses. Elleest située au bord de la vaste baie qu’abrite au nord-ouest la longuepéninsule de Punta-lcacos, et que l’on a parlé de couper à sa racine pour