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Livre XVII. Indes occidentales.
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PUERTO-!'R1NCIPE, BAYAMÜ, SANTIAGO 1)E GERA.

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créoles cubains; lors de la grande insurrection, des centaines d’entre euxétaient parmi les insurgés. Puerlo-Prineipe est la plus populeuse des villesde l’intérieur, car le nom de « port » qui la désigne ferait supposer à tortqu’elle est bâtie près d’un havre marin ou sur un col de montagne; aucontraire elle s’étend largement au milieu d’une plaine. Son havre mari-time, ouvert sur la côte septentrionale, est le vaste bassin deNuevitas, queColomb visita en 1492, et auquel il donna celte appellation de Puerto-Prineipe, transférée depuis à la cité de l’intérieur. Le port de Nuevitas ,parfaitement abrité par les promontoires de la grande terre et le cayoSabinal, n’a pas moins de 148 kilomètres carrés en superficie, mais il estparsemé de récifs, et sa bouche, étroite et sinueuse, est exposée à toutela force des alizés. Au delà, vers l’est, le Puerto-Padre exporte des bitumes.

Dans le bassin fluvial du Cauto, la ville principale, déjà fondée aux pre-miers temps de la conquête, est Bayamo, située sur un affluent du sud :c’est près de celte ville, au sud-ouest, que se trouve Yara, où l’insurrec-tion républicaine éclata en 1868; l’année suivante, lorsque les troupesespagnoles se présentèrent en force devant la place, les habitants eux-mêmes mirent le feu à leurs maisons. Toutes les villes de la région,Ilolguin, las Tunas ou « les Nopals », Guaimaro, furent prises et reprises:c’est dans cette dernière que l’on proclama, en 1809, la républiquefédérale et l’émancipation des esclaves. Pendant la guerre, presque toutesles plantations de la contrée furent détruites et le pays se dépeupla; lesdeux moitiés de l’ile, à l’est et à l’ouest, furent séparées par une manu/uadései'te. Maintenant les villes se reconstruisent et les campagnes se défri-chent à nouveau ; le port de Manzanillo, situé au sud des bouches duCauto, fait un commerce grandissant en tabac, en sucre, cire, miel etautres produits agricoles.

La capitale du département oriental de Cuba , sa ville la plus populeuse eten même temps son port le plus actif, est Santiago de Cuba , que dans lelangage ordinaire on désigne du nom de Cuba , comme l’ile entière. Elleest située au bord d’un de ces havres admirables qui s’ouvrent dans lachaîne des récifs sur le pourtour de Cuba , ne communiquant avec la merque par un chenal étroit. Celui de Santiago n’a que 160 mètres à l’endroitle plus rétréci, mais à l’intérieur des terres il s’étale en un magnifiquebassin, découpé en criques où tous les navires de Pile pourraient trouverplace. La ville, défendue comme la Havane par un morro et par des fortsavancés, s’est nichée, à l’extrémité nord-orientale du bassin, dans unecombe circulaire, et s’élève en encorbellement sur les pentes des mon-tagnes. Ses maisons basses et multicolores, ses promenades, ses jardins,