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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
se trouvent à 27 kilomètres à l’est de Santiago, et sont reliées à cette villepar une voie ferrée 1 . Cuba est un centre télégraphique d’où rayonnent lescâbles sous-marins vers le département occidental et le Mexique, la Ja-maïque et l'Amérique du Sud, Haïti, Puerlo-Bico et les Petites Antilles .Du côté de l’est, à moitié chemin de la pointe de Maisi, s’ouvre un autreport, encore pins vaste que celui de Cuba , mais resté presque inutile pourle commerce : c’est le bassin de Guantânamo, graduellement rétréci parles alluvions de quelques rivières; les embarcations remontent un de cescours d’eau jusqu’aux bourgs du Saltadcro et de Santa-Catalina.
Baracoa, la ville la plus rapprochée de la pointe orientale de Cuba , est lapremière colonie des Espagnols et l’on y voit encore les ruinesde la maisonde Diego Velasquez ; c’est le Puerto Sanlo que visita Colomb . Mais la citénouvelle ne prospéra point : elle occupait une position trop peu centralepour l’ensemble de Pile, et le climat local, très humide, paraît être aussiun des plus malsains de Cuba ; en outre, le port a le désavantage d’ouvrirson goulet d’entrée vers l’alizé, en sorte que les voiliers y sont commebloqués et ne peuvent en sortir qu’à l’aide d’une brise de terre 2 . Au com-mencement du siècle, Baracoa se peupla de fugitifs français venus de Saint-Domingue : ils entourèrent la ville de jardins et de cafèteries, mais l’invasionde l’Espagne par Napoléon eut pour conséquence d’irriter la populationcontre ces colons étrangers, ils furent expulsés et Baracoa redevint presquedéserte. Maintenant elle fait un assez grand commerce de bananes, denoix de coco cl autres fruits des tropiques avec les Etats-Unis , et ce sontdes bâtiments norvégiens qui font le service de chargeurs entre les deux-pays. Un des chemins les pins pittoresques de Cuba unit Baracoa et San-tiago par les brèches des âpres montagnes de las Cuchillas'se succédant ensept crêtes distinctes.
Malgré les révolutions, les guerres, les épidémies, l’ile de Cuba gagneen population : le nombre de ses habitants est au moins sextuple de cequ’il était à la fin du siècle dernier. Les immigrations forcées d’engagésblancs, de nègres africains, de Chinois et de Yucatèqnes ont cessé, et l’ac-croissement des résidents cubains provient soit de l’immigration libre,que le gouvernement encourage par des concessions de terre, soit, cequi est plus important encore, de l’excédent des naissances sur les décès.
1 Minerai île fer exporté Je Santiago en I8S8 : Ü50 040 tonnes.- Miguel Rûilriguez-Ferrer, ouvrage cité.