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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
dent des forts nouvellement construits, se creuse à 8 mètres, mais au pas-sage le plus étroit il n’a que 50 mètres en largeur; dans l'intérieur de labaie, les navires trouvent plus de 10 mètres de profondeur. Plusieurs lignesde paquebots ont pris Kingston pour nœud central de leurs itinérairesdans les Antilles; presque tout le mouvement des échanges de la Jamaïque avec la Grande-Bretagne, le Canada, les Etats-Unis et autres pays se fait parl’intermédiaire de ce port*, qui est aussi un des points d’attache pourles câbles électriques sous-marins; c’est de là que part le chemin de fer deSpanish-town , pour se ramifier ensuite vers le nord et l’ouest de Pile*.Spanish-toAvn ou « Aille Espagnole », qui garda le titre officiel de capitalejusqu’en 1869, est l’ancienne ville de Santiago de la Yega ou « Saint-Jacques de la Campagne », fondée par Diego Colomb en 1525 : les famillesdes réfugiés français de Saint-Domingue y sont nombreuses. Son port, situéau sud-ouest, dans la baie semée d’iles que défend au sud la péninsulede Portland, est connu par les Anglais sous le nom de Old Ilarbour ou« Vieux Havre » : il est actuellement peu fréquenté. Des canaux d’irrigation,d’une longueur totale de 52 kilomètres, distribuent dans la plaine les eauxde la rivière Cobre . Les plaines qui entourent Kingston et Spanish-toxvnsont tristes et monotones dans les parties déboisées, mais à une petite dis-tance au nord, les collines et les monts sont recouverts de magnifiquesplantations et de parcs, dont quelques-uns appartiennent au domainepublic : jardins botaniques et forets d’acclimatement, d’où plus de centespèces d’arbres et autres plantes utiles, notamment l’arlocarpc ou arbreà pain, avaient été, dès le dernier siècle, distribuées dans l’île, et de làdans les autres Antilles . Le morne de Newcastle, d’où l’on voit à ses piedsla plaine de Kingston et la longue plage des Palisades , trait de verdureentre les Ilots bleus, est aussi entouré de plantations récentes.
Au delà d’Old Ilarbour, la rive méridionale n’a plus de ports, seulementdes mouillages dangereux au large des bourgades côtières, telles que Black-river-village et Savana-la-Mar. La pointe occidentale de l’ile n’offre guèreque les petites criques de N’egril ; mais au nord-ouest s’ouvrent les baiessûres de Lucea et de Mosquito, que suit à l’est une autre baie, celle de
1 Valeur des échanges de la Jamaïque en 1888 : 70 443 G50 francs.Mouvement de la navigation dans la Jamaïque en 1888 :
Entrées : 451 navires, jaugeant. 411 579 tonnes.
Sorties : 474 » » . 412 575 »
Ensemble : 925 navires, jaugeant. 825 754 tonnes.